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Les Boréales
Du 19 au 27 novembre, le Centre régional
des Lettres de Basse-Normandie vous invite au festival Les Boréales,
XIIIe plateforme de création nordique.
L’occasion de rencontrer des auteurs et des artistes venus du Danemark,
Norvège, Finlande, Islande, Suède et Lettonie.

PROGRAMMATION LETTONE
En préambule au festival :
> Journée de sensibilisation à
la culture lettone
Cette journée de sensibilisation, à l’origine destinée
aux bibliothécaires et enseignants, est également ouverte
au grand public. Le but de cette journée, présentée
par des spécialistes, est de proposer à chacun une première
approche de la Lettonie, son histoire et sa culture.
À 9H30 : "Connaissance
de la Lettonie" par Suzanne Champonnois, enseignante à l’INALCO.
À 10h00 : "L’Éveil
National, affirmation de l’identité lettone au XIXe siècle"
par Thierry Canava, diplômé de l’INALCO.
À 11h00 : "Les
minorités en Lettonie" par Yves Plasseraud, docteur en droit,
Président du Groupement pour les droits des minorités.
À 14h :
"Les minorités en Lettonie" par Yves Plasseraud, docteur
en droit, président du groupement pour le droit des minorités.
À 15h30 :
"La littérature lettone" par Baiba Kangere (sous réserve).
Date :
mercredi 17 novembre de 9h30 à
17h00
Lieu :
auditorium Arcisse de Caumont. CRDP,
Caen.
Entrée libre.
WEEK-END BORÉALES
> LITTÉRATURE
=> Débats littéraires et signatures
avec les écrivains
En préambule aux débats :
projection du documentaire "Riga, la capitale la plus secrète
de la Baltique", réalisé par Eva Gerberding (2004,
9 mn). En partenariat avec ARTE.
Riga, la capitale de la Lettonie, est une cité qui a su préserver
ses traditions. Avec huit siècles d'histoire, cet ancien centre
de la Hanse avait été surnommé la "Paris de
l'Est" avant de tomber dans le giron de l'Union Soviétique.
Pour son entrée dans l'Union Européenne, la vieille ville
se présente sous son meilleur jour : un riche passé, des
monuments à foison et des vieux pavés. Mais aussi des jeunes
gens habillés à la mode, une vie nocturne intense et des
bars à l'occidentale.
Un espace librairie sera organisé par l’association des libraires
de Caen. Un large choix de livres lettons et nordiques sera proposé.
Dates : samedi 20 novembre de 14h à
19h et dimanche 21 novembre de 14h à 18h.
Lieu : auditorium du Musée des beaux-arts de Caen.
Entrée libre.
| Nora Ikstena |
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Cette novelliste
et romancière est l’une des figures majeures de la littérature
contemporaine lettone. Philologue de formation, elle a également
étudié la littérature anglaise à l’Université
de Columbia. Née en 1969, Nora Ikstena publie son premier texte
en 1992 et reçoit le prix de littérature du Ministère
de la culture de la Lettonie en 1998. Elle a publié deux romans
qui n’ont pas encore été traduits en français
: Célébration de la vie (1998) et Éducation
de la vierge (2001). À l’occasion des Boréales,
sa nouvelle intitulée Une orange paraît dans
l’anthologie publiée aux PUC, Cette peau couleur
d’ambre. |
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Andra Neiburga |
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Andra
Neiburga est revenue récemment vers l’écriture
avec Push, Push (2004) après avoir pris le temps
de s’occuper de sa famille. Cette romancière, née
à Riga en 1957, a d’abord écrit pour le jeune
public. Elle a également contribué à plusieurs
anthologies. Andra Neiburga fut l’un des auteurs de la nouvelle
vague qui apparut au début des années 80 en Lettonie,
un noyau d’auteurs essentiellement féminins dont l’écriture
était disait-on "en colère". Elle présida
de 1987 à 1989 l’association des jeunes écrivains
de Lettonie. Sa nouvelle "El Ninjo" sera publiée
dans le recueil Cette peau couleur d’ambre (PUC)
à l’occasion des Boréales.
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=> Publication
Cette peau couleur d’ambre,
sept nouvellistes lettones contemporaines, sous la direction de Inta Geile
et Nicolas Auzanneau.
Cette anthologie de nouvelles lettones publiée sous la direction
de Inta Geile et Nicolas Auzanneau présentera sept écrivains
jamais publiés en français : Regina Ezera (La Hyène
; Hijena traduit par Astra Skrabane) ; Eva Rubene (Trois
jours en liberté ; Tris dienas briviba traduit par
Inta Geile-Sipolniece et Nicolas Auzanneau) ; Nora Ikstena (Une orange
; Apelsins traduit par Inta Geile-Sipolniece et Nicolas Auzanneau)
; Andra Neiburga (El ninjo ; El ninjo traduit par Inta
Geile-Sipolniece et Céline Jartoux) ; Ruta Mezavilka (Patientia
; Patientia traduit par Sarmite Maczule) ; Gundega Repse (La
Maison d’un autre ; Svesa Maja traduit par Inta Smite)
; Inga Abele (Les Industries, comme d’habitude ; Ka
allaz industrijas traduit par Ginta Grinberga et Henri Menantaud).
> CINÉMA
=> Modernité de Sergueï Eisenstein
:
rétrospective et stage d’analyse
filmique
| Sergueï Eisenstein |
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Peu d’entre
nous savent qu’Eisenstein est né en réalité
en Lettonie, d’un père juif d’origine allemande
et d’une mère appartenant à la bourgeoisie orthodoxe
russe. Très tôt, Eisenstein découvre le théâtre
et notamment le dramaturge russe Meyerhold, l’un des fondateurs
de la mise en scène. La découverte des langues orientales
et de l’écriture des idéogrammes influenceront
grandement son travail et le conforteront dans l’idée
que le montage est l’une des étapes essentielles de
la réalisation, si ce n’est la phase capitale. Le montage
doit faire sens au même titre que le scénario.
"La Grève", "Le Cuirassé Potemkine",
"Octobre" témoignent du lyrisme d’Eisenstein
mais aussi de la rigueur avec laquelle il envisage la composition
de ses films. Théoricien fécond, Eisenstein n’a
eu de cesse d’expliquer sa démarche artistique, comparant
la mise en scène à la démarche d’un auteur,
d’un musicien ou d’un peintre. Plus de quatre mille
pages ont été publiées à ce jour et
elles ne représentent que le quart de ses travaux. Par ses
travaux, Eisenstein a aussi devancé nombre de linguistes
et structuralistes contemporains.
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| "En
passant de la mise en scène théâtrale à
la mise en scène cinématographique, la première
question qui se pose, c’est de savoir comment construire l’espace
particulier de chaque plan. […] Ce qui veut dire que, au cinéma,
la scène dramatique et l’action elle-même, ne sont
pas construites seulement devant la caméra, mais aussi que
c’est au moyen de la caméra qu’elles vont se réaliser."
Eisenstein, Le Mouvement de l’art (Éditions
du Cerf, 1986). |
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Films présentés :
"La
Grève " (1924, 73
mn.)
"Le
Cuirassé Potemkine"
(1925, 72 mn.)
"Octobre"
(1927, 99 mn.)
"La
Ligne générale"
(1928, 120 mn.)
"Que
viva Mexico ! "
(1931, 84 mn.)
"Alexandre
Nevski " (1938, 110
mn.)
"Ivan
le Terrible"
(1944, 176 mn.)
"Le
Journal de Gloumov"
(1923)
"Le
Pré de Bejine"
(1937)
Dates : à définir
Lieu : Cinéma Le Lux, Caen
Un stage d'analyse filmique sera organisé au cinéma Lux
les samedi 20 et dimanche 21 novembre,
en présence de Dominique Fernandez, auteur de Eisenstein
(Grasset, 2004).
=> Invitation de deux studios d’animation
lettons :
Rija et Animacijas Brigade
À l’heure où elle intègre
l’Europe élargie, la Lettonie peut se réjouir de la
réussite de ses deux studios d’animation et de leur rayonnement
international.
Animacijas Brigade
Fondé en 1996, Animacijas Brigade est un studio d’animation
de marionnettes. Créé par Arnold Burovs, réalisateurs
de films et de théâtre pour marionnettes, il a déjà
produit environ cent quarante films dont des "Animaux fous, fous,
fous", "Munk et Lemmy" ou encore "L’Équipe
de secours". Salués par la critique, ces films d’animation
ont également été récompensés par de
nombreux prix.
Liste des films présentés
: "Firefly" (12’),
"Cats" (7’), "Magician" (7’), "Parliament"
(7’), "Up And Down" (6’), "Robber" (6’),
"Wild Welcome" (6’), "Home Hole Horror" (6’),
"Bird Days" (6’), "Morning !" (6’), "The
Ball" (7’), "The Beard" (7’), "Let’s
Fly" (6’), "The Nut" (6’), "Hotel"
(6’), "Mushrooms" (6’), "Mischiefs" (30’).
"Ces pantins gaffeurs venus de Lettonie sont animés avec humour
et tendresse, dans un univers douillet et coloré de carton et de
bouts de ficelle." Télérama
Rija
Les studios Rija sont, quant à eux, bien connus du public
français. Associés à la société française
Les Amateurs, l’équipe lettone a notamment travaillé
à l’animation des récents "Kirikou et la sorcière",
"Corto Maltèse", "T’Choupi" et surtout
"Les Triplettes de Belleville" qui leur a valu une nomination
aux Oscars 2004.
Liste des films présentés : "Woman" (10’
– 2002) de Signe Baumane.; "Clara & Rubinstein" (13’
– 1999) de Askolds Saulitis ; "Insomnia" (8’- 2004)
de Vladimir Lesciov ; "Doctor D." (13’ – 2004) de
Aija Bley ; "National Hero" (13’) de Ruta Mezavilka.
Dates : samedi 27 novembre de
14h à 18h.
Lieu : Cinéma Café des Images, à Hérouville
Saint-Clair.
Tarifs : 3,30 € / 3,50 € / 4,50 € / 5,30 €.
=> Documentaires en partenariat avec ARTE
"Je vous écris de Lettonie"
(25 mn, 2003)
Réalisé par David
Gormezano
À la veille de son accession à
l’Union européenne, la Lettonie vit sa seconde indépendance.
Occupée tour à tour par la Prusse, la Pologne, la Suède
et la Russie tsariste, la Lettonie accède à l’indépendance
en 1918. En 1940, le pays entre dans une longue nuit qui ne s’achèvera
qu’en 1991 : l’URSS, l’Allemagne nazie puis à
nouveau l’URSS occupent le pays. Aujourd’hui, la Lettonie
vit sa seconde indépendance. En un peu plus de dix ans, ce pays
de transit entre l’Europe du Nord et la Russie s’est profondément
transformé. Le port de Ventspills exporte le pétrole russe,
l’industrie électronique autrefois puissante redémarre
grâce à des capitaux suédois ou finlandais. Quant
au secteur de la pêche, il bénéficiera d’un
statut d’exemption au sein de l’Union européenne. Depuis
l’indépendance, le statut de la minorité russe (30
% de la population) pose problème. Pour faciliter son entrée
dans l’UE, la Lettonie a fini par assouplir son code de la nationalité
en 1998. Mais le fossé entre Russes et Lettons demeure.
"Riga, nos parents étaient
communistes" (52 mn, 2001)
Réalisé par Arta Bierciniece
Leurs parents étaient communistes,
ils vivent à l’heure de l’Internet et de la techno.
Portraits sensibles et paroles en liberté. Karina, Maija, Roman
et Aivars sont de jeunes Lettons habitant Riga, la capitale. Karina est
avocate et étudie l’économie en cours du soir. Son
ami Karlis vient de mourir d’une overdose. On la suit dans son endroit
préféré du vieux Riga, là où ses amis
se retrouvent. Maija étudie à l’académie de
musique et a reçu, selon son professeur, un “don de la nature”.
Elle habite avec sa grand-mère. Elle n’a ni l’envie
ni le temps d’aller dans les bars et ne veut certainement pas de
petit ami qui pourrait “perturber sa carrière”. Le
soir, elle travaille comme hôtesse au Théâtre national.
Roman, lui, travaille comme boucher au marché central. Il se lève
tôt, gagne mal sa vie et reste pourtant d’une gentillesse
constante. Enfin, Aivars est étudiant en cinquième et dernière
année à l’académie de police. Il vient de la
campagne et voudrait trouver un emploi au bureau du procureur, la meilleure
option pour demeurer à Riga. Son niveau de connaissances, théoriques
et appliquées, est très impressionnant : tir, arts martiaux,
tactique militaire, psychologie...
"Un tramway pour Riga" (13
mn, 2001)
Réalisé par Damien
Peyret
En route pour la boîte de nuit à la mode de Riga. La vie
à Riga est dure, les jeunes se retrouvent la nuit entre musique
électronique, vapeurs d’alcool et joie de vivre… Dans
chaque soirée Europe Attitudes, Damien Peyret a réalisé
un "polachrome", un bref sujet sur un lieu emblématique
où se révèle l’âme de la ville. Un dispositif
filmique qui relève autant de l’installation vidéo,
de la photo, du documentaire que de la caméra de surveillance.
Dates : samedi 20 novembre de 9h30 à
11h.
Lieu : Auditorium du Musée des beaux-arts, Caen.
Entrée libre.
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MUSIQUE
=> Concert Peteris Vasks (partenariat
Ensemble – orchestre régional de Basse-Normandie) (Lettonie)
| Peteris Vasks |
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Très personnelle,
enrichie par la découverte des modèles sémantiques
issus des impressionnistes et des romantiques, la musique de Peteris
Vasks touche au minimalisme. Émotions négatives et expression
lyrique au caractère tranquille et élégiaque
s’opposent dans la musique de ce grand compositeur.
Né en 1946 à Aizpute, dans l’ouest de la Lettonie,
Peteris Vasks découvre la musique auprès de son père,
pasteur. Très tôt, il s’initie au violon, apprend
la contrebasse quelques années plus tard puis joue dans l’Orchestre
national de Lettonie. Ne pouvant intégrer le Conservatoire
national en raison de la profession de son père, Peteris Vasks
développe un certain anticonformisme et part chercher sa voie
à l’étranger, s’engageant notamment dans
l’Orchestre national de Vilnius en Lituanie. Il revient au pays
natal en 1969. Au contact de l’avant-garde musicale polonaise
installée dans la capitale lituanienne, Peteris Vasks ambitionne
de devenir compositeur. Il écrit ses premières compositions
pour musique de chambre dans les années soixante-dix, suscitant
rapidement l’intérêt de ses contemporains.
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Refusant
le compromis, Peteris Vasks décline toute fonction ou commande
officielle. Il enseigne la théorie musicale et la composition
dès 1989, au terme d’une décennie qui l’a
consacré comme l’un des compositeurs lettons les plus
connus. Son quartet numéro 4 pour cordes à notamment
été enregistré par le Kronos Quartet et publié
chez Nonesuch.
Olivier Charlier
Né en 1961, Olivier Charlier
s’est imposé comme l’un des principaux violonistes
de sa génération. Son parcours est en réalité
exceptionnel : Premier prix du Conservatoire National Supérieur
de Musique de paris à quatorze ans, lauréats de prix
internationaux, formé auprès des plus grands, Nadia
Boulanger, Yehudi Menuhin, Henryk Szeryng, Olivier Charlier rencontre
tôt le succès.
L’Ensemble
Orchestre régional de Basse-Normandie
dirigé par Dominique Debart, L’Ensemble sait être
présent en région comme sur les scènes nationales
et internationales. Cette formation composée de dix-neuf
musiciens permanents développe aussi des projets très
diversifiés : collaboration avec le théâtre
dramatique et lyrique, le cinéma ou la danse. Des actions
pédagogiques sont menées en direction des collèges,
lycées et universités. Toujours en quête d’originalité,
L’Ensemble souhaite étendre sa vision de la musique,
élargir son répertoire, explorer des mondes nouveaux
et devenir l’initiateur de rencontres esthétiques,
parfois inattendues.
Œuvres présentées,
premières françaises :
Music for fleeting birds
Musica Adventus
Concerto Distant Light (violon solo : Olivier Charlier)
Collaboration avec L’Ensemble,
orchestre régional de Basse-Normandie.
Dates : mercredi 24 novembre
à 20h.
Lieu : Eglise Notre Dame de la Gloriette, Caen.
Tarifs : 15,25 € / 12,20 € / 7,60 €.
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=> Boréales Digitales, concerts
de musiques électroniques.
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Cancelcancer |
Andrey
Antonets monte son premier groupe, God’s delusion,
en 1992 avec Alexander Matrosov. Tous les deux citant des références
comme Erik Satie, David Bowie, Stevie Wonder, Kraftwerk, Coil, Front
242,Depeche Mode ou Steve Reich, ils font peu à peu évoluer
leur musique et se renomme Alexandroïd. Après God's
Delusion en 2000 (sur le label Elektrus – Saint-Pétersbourg),
Sinoptik (sur le label Art-Tek Records – Moscou)
et Sountracks (Citadel Records – Moscou) en 2001,
Alexandroïd produit Soundtracks 2, un album à
la frontière de l'électro et de l'expérimental
qui couvre un large spectre des musiques électroniques. Cet
album leur permet de gagner le prix RFI Electro 2003, présidé
par Laurent Garnier.
À l’occasion des Boréales, Andrey Antonets
se produira seul sur scène, sous le nom de Cancelcancer. |
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En partenariat avec le festival Vidéo Art Plastique.
Dates : samedi 27 novembre, à partir de 21h.
Lieu : Centre d’art contemporain de Basse-Normandie, Hérouville
Saint Clair.
Entrée libre.
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PROGRAMMATION NORDIQUE
WEEK-END BORÉALES
> LITTÉRATURE
=> Débats littéraires et signatures
avec les écrivains :
Un espace librairie sera organisé par l’association des libraires
de Caen. Un large choix de livres lettons et nordiques sera proposé.
Dates : samedi 20 novembre de
14h à 19h et dimanche 21 novembre de 14h à 18h.
Lieu : auditorium du Musée des beaux-arts de Caen.
Entrée libre.
Danemark
Peter Adolphsen |
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Né
au Danemark en 1972, Peter Adolphsen publie un premier recueil de
petites histoires en 1996, unanimement salué par la critique.
Après avoir travaillé pour la presse littéraire
et quotidienne, il publie Brummstein en 2003. Ce roman paraît
cette année en France aux éditions Gaïa. Vers 1890,
un couple allemand découvre une roche grondante au fond de
la grotte de Holloch en Suisse. (Le titre allemand signifie "pierre
qui vrombit".) Cette roche a la particularité d’être
la mémoire des sons et des vibrations de l’époque
lointaine où les terres se sont séparées pour
créer les continents d’aujourd’hui. Le couple en
détache un morceau pour le ramener à la surface. Il
lui confère une valeur symbolique très forte : c’est
peut-être l’entrée d’un monde souterrain
où vit une race supérieure à celle des hommes.
Le roman raconte alors l’histoire de cette pierre qui passe
de main en main jusqu’à nos jours. Humour, style précis
: Peter Adolphsen interpelle son lecteur en usant pour ses romans
de contextes culturels et historiques peu visités. |
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Peter H. Fogtdal |
| Né
en 1956 à Copenhague, Peter H. Fogtdal écrit pour
la télévision et le théâtre avant de
s’intéresser à l’astrologie. En 1981,
il écrit son premier roman The Yawn of aquarius.
Il trouve définitivement sa place dans le paysage littéraire
danois avec The Dreamer from Palæstina (1999). Le
Front Chantilly (Gaïa, 2004) est son premier livre traduit
en français. Salué par la critique danoise à
sa parution en 2001, Le Front Chantilly est basé
sur une histoire vraie. Le Front Chantilly était le surnom
donné par Adolf Hitler au protectorat modèle qu’était
le Danemark. C’est dans la lande du Jutland qu’Andreas
Spiess, un lieutenant autrichien apparemment sympathique et humain,
commande un petit campement allemand pendant l’occupation
du Danemark. Un jour, il fait la connaissance de David Huda, le
seul résident juif de la petite ville. L’amitié
qui naît entre eux pourrait être lourde de conséquences
pour chacun..
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Pia Petersen |
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Après
une vie nomade entre son Danemark natal, la Grèce, l'Angleterre,
l'Allemagne et les États-Unis, Pia Petersen a choisi de vivre
et écrire à Marseille. C’est là aussi
qu’elle crée sa propre librairie Le Roi lire. Philosophe
de formation, elle s’interrogeait déjà dans
son premier roman, Le Jeu de la facilité (Éditions
AutreTemps, 2000), sur le bonheur et le pouvoir de la littérature
face à une société anesthésiée
et vide de sens. Parfois il discutait avec Dieu (Actes
Sud, 2004) est le récit implacable et calme d’un homme
devenu sans abri, sans nom, sans bien, sans lieu où habiter.
Ne lui restent que des rencontres furtives et frustrantes, et des
mots lus, capturés dans les recoins des bibliothèques.
Pas d’esthétisation forcée dans ce récit
: avec des mots ordinaires, Pia Petersen fait passer sa propre inquiétude
sur le devenir d’une société froide où
seule la rentabilité des êtres compte, où l’avoir
l’emporte sur l’être, où l’on perd
sa capacité d’aimer.
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Finlande Leena Lehtolainen |
Maria
Kallio, créé par Leena Lehtolainen en 1993, est aujourd’hui
en Finlande l’un des personnages les plus populaires du roman
policier. En manifestant un grand talent pour la caractérisation
des personnages et la création d’ambiances, l’auteur
inscrit les récits dans leur époque en profitant habilement
des thèmes de l’actualité. Se dessine alors
l’image d’une décennie, celle des années
90, malade et instable, en proie à la criminalité.
Mon premier meurtre propose une belle réflexion
sur la jeunesse perçue comme une période de transition
entre les rêves et les espoirs de l’adolescence et la
désillusion de l’âge adulte. Personne ne peut
revenir en arrière, et cette mélancolie, cette douce
et cruelle amertume, donnent au roman sa gravité et sa beauté.
Également critique, Leena Lehtolainen a déjà
publié huit romans policiers. |
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Riikka Ala-Harja
Née en 1967, Riikka Ala-Harja
nous revient avec un nouveau roman toujours publié chez Gaïa
: La Terre sous la mer, après le lumineux Tom Tom
Tom (Gaïa, 2003). Les activités littéraires de
Riikka Ala-Harja, par ailleurs artiste et dramaturge, ne se limitent pas
à la seule écriture romanesque. Elle compose également
des scénarios de bande dessinée pour l’illustrateur
Matti Hagelberg.
Dans La Terre sous la mer, Ida nous relate sa propre histoire.
D’origine africaine, adoptée par une Finlandaise, Ida mène
une vie calme et sans heurts. Mais une succession d’événements
vient bousculer sa vie : un séjour à Berlin où sa
couleur de peau n’interpelle personne et surtout la mort de sa mère
adoptive.
"Riikka Ala-Harja, venue de l’univers de la BD finnoise, a
mis dans Tom Tom Tom, plein d‘espoir tout ce qui, peut-être,
se trouve à l’étroit dans les bulles“ ces choses
qui restent toujours coincées entre d’autres choses et qu’il
faut savoir aller chercher exprès". "Le Matricule
des anges.
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Islande Kristín Ómarsdóttir |
T’es pas la seule à
être morte(Le
Cavalier bleu, 2003) est le premier roman traduit en français
de Kristín Ómarsdóttir. Elle y dresse le
récit burlesque d’une famille islandaise ordinaire
où toutes les femmes décèdent les unes après
les autres. À l’heure où l’on enterre
sa dernière sœur, c’est Högni, le dernier
garçon de la fratrie, qui tient cette chronique familiale
savoureuse. Mais dans l’au-delà, sa mère et
ses sœurs poursuivent elles aussi leurs palabres, fréquentent
Hemingway et De Vinci, tout en observant les leurs restés
sur terre !
Née en 1962 à Reykjavik, Kristin Ómarsdóttir
a également écrit de nombreux poèmes et nouvelles
avant de publier des pièces de théâtre et
des romans.
T’es pas la seule à être morte est en
réalité son troisième roman.
"Le jeune Högni tient la chronique familiale avec un
mélange de cocasserie et de sagesse." Libération.
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Norvège
Dag Johan Haugerud
Comme de nombreux écrivains
scandinaves, Dag Johan Haugerud, né en Norvège en 1964,
ne s’adonne pas seulement à la littérature. Il est
aussi cinéaste, et c’est peut-être davantage par ses
courts-métrages qu’il s’est fait connaître du
grand public. Notamment avec Fancine, réalisé en
super 8 et diffusé en présentation de American Beauty,
à sa sortie. Le court-métrage incitait à une réflexion
sur le rapport aux images, thème que l’on retrouve dans On
est forcément très gentil quand on est très costaud
(Gaïa, 2004). Ce roman de la solitude et de la désillusion
n’est pas triste mais plutôt réconfortant. Dag Johan
Haugerud possède un vrai talent à pointer ces moments et
ces banalités qui nous bouleversent et nous tourmentent, dans une
langue d’une rare simplicité.
Norvège Anne
Holt Inspectrice
de police, reporter pour la télévision norvégienne,
avocate spécialisée dans la protection des enfants et ministre
de la Justice, le parcours d’Anne Holt impressionne et donne toute
leur richesse à ses romans policiers. Figure de proue du polar norvégien,
Anne Holt inaugure en 1993 la série des enquêtes menées
par la perspicace Hanne Wilhelmsen, commissaire à Oslo qui dissimule
son homosexualité et roule en Harley Davidson. C’est grâce
aux éditions Odin que le public français a découvert
cette nouvelle héroïne. Dans La Mort du démon
(Odin, 2002), Hanne Wilhelmsen enquête dans un foyer d’accueil
pour mineurs où la directrice a été assassinée.
Pour ce livre, Anne Holt a obtenu le Prix des libraires norvégiens.
Au-delà de l’intrigue policière dont elle sait nous
faire partager tous les rouages, Anne Holt dresse aussi un tableau sans
complaisance de la société scandinave, réputée
pourtant vertueuse mais que la corruption et les failles du système
judiciaire n’épargnent pas. À lire également
: La Déesse aveugle (Odin, 1998), Bienheureux ceux qui
ont soif (Odin, 1999).
"Ses personnages sont immédiatement attachants, très
ordinaires dans leurs contradictions, leurs fatigues, leurs tâtonnements."
Libération.
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Suède Karin Alvtegen |
Petite-nièce d’Astrid Lindgren, la célèbre
auteure de Fifi brin d’acier, Karin Alvtegen choisit
elle aussi l’écriture. À 35 ans et en seulement
deux livres, elle se fraie un chemin parmi les grands auteurs
de polars suédois. Recherchée (Plon, 2003)
témoigne d’une maîtrise impeccable du genre
et tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière
page en jouant par exemple astucieusement avec des flash-back.
C’est aussi le portrait poignant d’une femme blessée
que Karin Alvtegen esquisse : Sybilla, adolescente en souffrance
éprouvée par les remarques d’une mère
insensible, rompt avec une société bien-pensante
qui ne lui convient pas. Devenue sans abri, elle erre des années
durant dans les rues de Stockholm. Jusqu’au jour où
elle est accusée à tort d’un crime qu’elle
n’a pas commis. Ne lui reste que la fuite… Adapté
au cinéma, Recherchée a également
reçu le prix Glasnyckelm 2000 qui récompense le
meilleur roman policier nordique
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"De cette structure de base, l’enquête menée
par le principal suspect dans des conditions impossibles, Karin
Alvtegen tire des effets étonnants et crée un climat
de tension angoissante en usant de la précarité de
son personage. " Le Monde des livres.
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| Majgull Axelsson |
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C’est
un livre fascinant que Majgull Axelsson évoquera pour nous
lors des prochaines Boréales. La Sorcière
d’avril (Lattès, 2003) mêle surnaturel et
traumatismes d’enfance. Désirée, la narratrice,
immobilisée sur un lit d’hôpital, muette et handicapée
motrice, fomente un complot contre ses trois "sœurs"
adoptives, Margarita, Christina et Brigitta, qui lui ont volé
l’amour de sa mère estime-t-elle. Majgull Axelsson
trame ici un récit complexe mais attachant autour de ces
quatre destins de femmes marquées au fer rouge par une enfance
de douleurs et de violences.
Avec ce titre paru en 1997 en Suède, Majgull Axelsson, née
en 1947, journaliste et auteure de nombreux romans, remporta le
Prix August de littérature. La Sorcière d’Avril
s’y est vendu à plus de 500 000 exemplaires.
"Avec une grande finesse et beaucoup de pudeur, Magjull Axelsson
sait rendre les peurs enfantines, les réminiscences douloureuses
et le mal-être." Livres-hebdo.
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