Maisons d'écrivain


La Maison Jacques Prévert à Omonville-la-Petite

En se portant acquéreur de la Maison de Jacques Prévert, le Département de la Manche souhaitait en faire un lieu évocateur de l’univers du poète plutôt qu’un musée.
Ouverte au public depuis le mois de mai 1995, la maison d’Omonville a déjà accueilli une exposition de photos de Robert Doisneau ainsi qu’une exposition d’illustrations de Miro. Jardins sauvages, rosiers grimpants et lierre qui court le long des pierres : l’univers de Prévert est partout présent à Omonville. Ce parfum de poésie et d’authentique se respire au cours d’une longue promenade nez au vent sur le littoral de la Hague.

Renseignements au 02 33 52 72 38.
musee.omonville@cg50.fr
http://www.cg50.fr/sitesetmusees/musee/

 

 
Le Château de Martin du Gard à Serigny

Anne Véronique de Coppet, petite fille de Roger Martin du Gard, habite aujourd’hui le Château du Tertre, à la lisière de la forêt de Bellême, où l’auteur des Thibault vécut de 1925 à 1940. Ces années furent celles de la grande époque littéraire où Martin du Gard écrivit l’essentiel de son oeuvre. Le Tertre fut pour l'auteur un lieu voué au travail, à la méditation et à l'hospitalité. Il y accueillit nombre de ses pairs tels que Gide, Malraux, Schlumberger... C’est cette mémoire et cette atmosphère de travail qui régnèrent au château que s’efforce aujourd’hui de conserver Anne Véronique de Coppet.
“L’ouverture de la maison et l’accès aux dix mille ouvrages de la bibliothèque correspondent à l’idée que Roger Martin du Gard se faisait du devenir de cette maison, qu’il considérait comme une partie de son oeuvre”, déclare-t-elle. Ce voeu de l’écrivain est donc respecté puisque, loin d’être devenu un musée, le Château du Tertre accueille aujourd’hui musiciens, gens de théâtre, étudiants et chercheurs qui travaillent sur le monde littéraire de l’entre deux guerres. Les visiteurs curieux de retrouver le souvenir de l’écrivain sont également reçus.

Visites toute l’année mais sur rendez-vous uniquement : 02 33 73 18 30.

 

 
Le Musée Barbey d’Aurevilly à Saint-Sauveur-le-Vicomte

En 1808, à Saint-Sauveur-le-Vicomte, naissait Jules Barbey D’Aurevilly. La maison familiale, où il vécut jusqu’à l’âge de dix huit ans, abrite aujourd’hui le musée qui lui est consacré. Portraits, manuscrits, éditions originales, vêtements et autres objets personnels ayant appartenu à l’auteur des Diaboliques, se mêlent aux meubles de l’imposante bâtisse du XVIIIème siècle.

Renseignements au 02 33 41 65 18.

 

 
Le Musée Alain à Mortagne-au-Perche

C’est à Mortagne-au-Perche, capitale d’ancien régime qui étend son patrimoine architectural du XIIIème au XIXème siècle, que naquit en 1868 le philosophe Alain. De son vrai nom Emile Chartier, il enseigna la philosophie dans de nombreux lycées avant de prendre sa retraite dans sa petite maison du Vésinet. Des meubles, notamment le bureau, des manuscrits et la bibliothèque du Vésinet sont aujourd’hui présentés au musée Alain de Mortagne.
Situé dans la Maison des Comtes du Perche, le musée retrace les grandes étapes de la vie du philosophe.
Catherine Guimond, Conservateur, commente la visite à ceux qui le souhaitent. Un fonds Alain, regroupant la bibliothèque du philosophe ainsi qu’un très grand nombre de documents qui lui sont consacrés, est également accessible sur demande.
Catherine Guimond raconte amusée que des lecteurs conquis à la philosophie d’Alain viennent du Japon pour retrouver les traces de sa pensée. Certains d’entre eux s’échangent même quotidiennement par mail les réflexions qu’ils tirent des quelques cinq mille Propos écrits par Alain à partir de 1906. Le musée de Mortagne donne à voir les origines de cette pensée qui continue de rayonner à travers le monde.

Renseignements au 02 33 25 25 87

 

 
Le Musée de la Comtesse de Ségur à Aube

Le souvenir de la Comtesse de Ségur continue de planer sur le petit village d'Aube, non loin de L’Aigle dans l'Orne. De 1821 à 1872, elle vécut au Château des Nouettes, à l’entrée du village. C’est là qu’à partir de 1850, ses petits enfants vinrent passer leurs vacances et lui inspirèrent ses plus célèbres histoires. Durant les cinquante années de sa vie aux Nouettes, la Comtesse de Ségur écrivit l’ensemble de son oeuvre témoignant aujourd'hui de la vie sociale d'alors dans un petit bourg normand. Cette peinture de la vie de la région, des fermes, des écoles, des industries, est à présent remise en lumière grâce au musée consacré à la Comtesse de Ségur.
En 1981, Madame Arlette de Pitray, lointaine descendante de la Comtesse, a créé à Aube le Musée de la Comtesse de Ségur pour perpétuer le souvenir de l’illustre habitante du village. Ce dernier est installé dans l'ancien presbytère du village. Le Château des Nouettes est devenu, quant à lui, un institut médico-éducatif pour enfants.
La vie et l'oeuvre de la Comtesse sont présentées à travers six salles où se mêlent photos, manuscrits, mannequins et jouets d’époque.

Renseignements au 02 33 24 60 09.

 

 
Musée Alphonse Allais

Dans le plus petit musée du monde, installé dans l'office paternelle d'Alphonse Allais, à Honfleur, on raisonne non pas en salles, mais en étagères ! Ses joyaux sont indéniablement uniques : le crâne de Voltaire à 17 ans, la tasse à thé pour gauchers, l'horodateur pour oeufs fraîchement pondus, les cotons noirs pour oreilles en deuil...
Alphonse Allais est né ici, le 20 octobre 1854, dans les appartements sis au-dessus de la pharmacie. Reprenant des études de pharmacie afin de reprendre l'enseigne familiale, Alphonse Allais n'obtiendra jamais son diplôme. Préférant de loin la compagnie des chansonniers parisiens. Prolixe, Allais écrira nouvelles, articles, contes et fables... Il est décédé à Paris en 1905.
Le musée honfleurais rend avant tout hommage à son humour pince-sans-rire, parfois potache et sa grande sensibilité.

Musée Alphonse Allais. Pharmacie du Passocéan
4, Place Hamelin 14600 Honfleur
Renseignements au 02 31 89 03 53. Visites sur demande.