Les Boréales 2005
PROGRAMMATION NORVÉGIENNE


Avec le soutien
de l'Ambassade Royale
de Norvège à Paris.
www.norvege.no


EN PRÉAMBULE AU FESTIVAL


=> Journée de sensibilisation à la littérature jeunesse en Scandinavie
Ouverte aux bibliothécaires et enseignants comme au grand public, cette journée de sensibilisation propose une première approche de la littérature norvégienne pour la jeunesse et rend hommage à Hans Christian Andersen à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.

11h00 Conférence de Régis Boyer : Un autre Andersen.
14h00 Conférence de Marc Auchet : Andersen ou la métamorphose du conte.
15h00 Conférence de JB Coursaud : Brève histoire de la littérature norvégienne
pour la jeunesse.

Date : lundi 14 novembre de 11h00 à 16h00.
Lieu : Bibliothèque de Caen. Entrée libre. Inscriptions indispensables au 02 31 15 36 40.





SOIRÉE D'OUVERTURE DU FESTIVAL

=> 20h30 court-métrage Un an le long de la route abandonnée
de Morten Skallerud
(1991, 16 min)

Un long travelling avant dans un paysage désertique, le Grand Nord du cercle arctique, que la pixillation (technique de tournage image par image) permet de faire durer à travers les saisons et l’espace. Ce court-métrage est un voyage magique, filmé en une seule prise tout au long d’une année. À l’image, les saisons et le magnifique décor naturel qu’est ce fjord près du cercle arctique, défilent 50 000 fois plus vite qu’en temps réel.
En 2002, soit dix ans après sa réalisation, le film a reçu la distinction du meilleur court-métrage norvégien de tous les temps.


=> 20h45 danse Gap de Katrine Bølstad et Sean
Proposé par le duo norvégien Katrine Bølstad et Sean, Gap est une courte pièce composée de cinq tableaux entre pop art et expressionnisme qui plonge le spectateur dans une sorte de désarroi mêlé d’humour. Véritable ODNI (Objet Dansant Non Identifié), Gap ne se décrit pas, pas plus qu’il ne se présente. (Dés)articulée autour de l’idée du sampling, la pièce met en scène le corps des deux danseurs sous le bombardement incessant d’extraits de bandes originales de films (ET, Twin Peaks, Blade Runner) ou de chansons de Nina Simone. Il en résulte une grammaire chorégraphique singulière qui n’appartient qu’à Katrine Bølstad. Assurément une des danseuses nordiques les plus étonnantes du moment.




=> 21h30 concert electro-jazz-world Ragatronik Mumbai - Oslo par Bugge Wesseltoft, Per Martinsen (aka Mental Overdrive) et les musiciens indiens Shrikanth Sriram, Sheema Mukherjee et Vivek Rajgopalan - première française

Le groupe electro-jazz-world Ragatronik Mumbai-Oslo est né de la collaboration de musiciens norvégiens et indiens suite à la rencontre en 2003 de trois personnalités lors d’un des plus grands festivals indiens de jazz : Bugge Wesseltoft, Per Martinsen alias Mental Overdrive et Shrikanth Sriram du groupe anglais Badmarsh & Shri. Apaisante, saisissante, la musique de Ragatronik Mumbai-Oslo reflète toute la richesse de la composition du groupe. Ce quintet étonne par des sons épurés tintés d’accents lointains. Cithare, flûte et percussions reproduisent l’élégance, la magie mais aussi toute l’ingéniosité des instruments traditionnels indiens auxquels ils associent le savoir-faire de musiciens comme Bugge Wesseltoft et Per Martinsen, maîtres du jazz et de la musique électronique. Bercés d’inspirations nouvelles, ils ont su s’entourer d’un
designer lumière et d’un des meilleurs ingénieurs du son norvégien pour créer un nouveau concept de concert capable d’accompagner leur musique lors de leurs tournées en 2004.

Bugge Wesseltoft
Artiste du label ECM, Bugge Wesseltoft a collaboré avec Jan Garbarek avant de s’affranchir des traditions nordiques pour prendre le chemin d’un jazz post-moderne. En 1995, il fonde New Conception of Jazz, un collectif qui s’ouvre aux influences house, à mi-chemin entre électro et acoustique. En une décennie, ce pianiste, également compositeur et producteur à travers son propre label Jazzland recordings, s’est imposé comme le chef de file incontesté de la scène électro-jazz. Comparé à des artistes tels que Miles Davis, Bugge Wesseltoft a atteint une large reconnaissance internationale.

Composition :
Per Martinsen : composition.
Bugge Wesseltoft : piano et synthé
Shrikanth Sriram : basse et flûte
Sheema Mukherjee : chant et cithare
Vivek Rajgopalan : percussion
Jan Martin Vågen : designer lumière et vidéo
Asle Karstad : ingénieur du son

Date : vendredi 18 novembre à partir de 20h30. Soirée d’ouverture
Lieu : Centre Dramatique National, Hérouville Saint-Clair.
Tarifs : de 7 à 18€. (Rens. au 02 31 46 27 29)



Gagnez un voyage pour deux et partez à la découverte des fjords de Norvège !

Hurtigruten : Voyages sur l'Express Côtier partenaires des Boréales
Bergen vous ouvre la “porte des fjords” pour un exotisme à nul autre pareil.
Envoûtante dans l’étrange lumière de l’hiver, fascinante en période estivale
qui donne alors accès au superbe fjord de Geiranger,la navigation multiplie escales
et paysages inoubliables. Aussi, après l’émotion qu’inspire le Cap Nord,
quand vient l’heure de débarquer à Kirkenes, gageons que ce sera avec l’espoir
de revenir bientôt à bord de l’un de nos navires. Un tirage au sort sera organisé
pendant la soirée d’ouverture du festival.





LITTÉRATURE

=> Débats littéraires et signatures avec les écrivains
Un espace librairie sera organisé par l’association des libraires de Caen. Un large choix de livres norvégiens et nordiques sera proposé.

Samedi 19 novembre à 14h
La Norvège au-delà des fjords
Souvent trop rapidement résumée à ses fjords et à ses paysages grandioses, la Norvège s'avère un pays passionnant et largement méconnu en France. Ce débat aura pour ambition de dépasser les habituels clichés sur la Norvège, ses richesses issues du pétrole, sa situation économique florissante, ou encore son refus d'adhérer à l'Europe.
Aujourd'hui, un siècle après son indépendance, la Norvège qui occupe le premier rang de l'indice du développement humain des Nations Unies rayonne de par le monde et s'avère un acteur central de la coopération et de la solidarité internationales. Ses artistes rencontrent eux aussi un succès de plus en plus large en dehors de leurs frontières à l'instar d'Erlend Loe, traduit en dix-neuf langues, et de Knut Åsdam qui expose ses photographies de Londres à Venise, en passant par Caen.

Table ronde animée par Frank Lanot avec Jean-François Battail, Eva Joly, Erlend Loe et Knut Åsdam.

Samedi 19 novembre à 15h30
Romans de Norvège
Il est évidemment impossible de résumer ou de définir la littérature norvégienne qui n'est que la somme de talents individuels. Il est également très complexe de dater le début de cette littérature nationale : la Norvège ne fût d'abord qu'une dépendance danoise de 1380 à 1814 puis fût contrainte à l'Union avec la Suède jusqu'en 1905. Toutefois, l'âge d'or de la littérature norvégienne débute vraiment avec l'émergence d'Henrik Ibsen et Bjørnstjerne Bjørnson (Prix Nobel en 1903). Suivront Knut Hamsun et Amalie Skram, Sigrid Undset et Tarjei Vesaas tous largement traduits à l'étranger. Ce sont leurs dignes successeurs que ce débat se proposera de vous faire découvrir.
Table ronde animée par Jean-Baptiste Coursaud avec Herbjørg Wassmo, Lars Saabye Christensen et Thorvald Steen.

Samedi 19 novembre à 17h
Raconter l’enfance en Norvège
C'est sans doute en 1851, avec la publication de contes populaires recueillis par Jorgen Moe, que débute la littérature de jeunesse en Norvège. Aujourd'hui, fort de plus sept cent titres publiés par an, le secteur jeunesse constitue un des piliers économiques du paysage éditorial norvégien comme en témoignera Guri Vesaas, éditrice à Oslo. Souvent didactique (le meilleur exemple en est sûrement Jostein Gaarder et ses vingt millions d'exemplaires vendus dans plus de quarante pays), la littérature jeunesse norvégienne sait également se confronter à la fiction et aux sujets les plus courageux. C'est précisément le cas de Bjørn Sortland et Ragnfrid Trohaug, récemment publiés en France.
Table ronde animée par Jean-Baptiste Coursaud avec Bjørn Sortland, Ragnfrid Trohaug, Guri Vesaas.

auteurs invités

Dates : samedi 19 novembre de 14h à 18h.
Lieu : auditorium du Musée des beaux-arts, Caen. Entrée libre.


=> Dédicace de Jason

Depuis son passage aux Boréales en 2001 à l’occasion de la sortie de son premier album, Attends, Jason a véritablement trouvé un public en France. Ses régulières publications (Hemingway est son dernier album paru en novembre 2005) réunissent un lectorat toujours plus nombreux. En partenariat avec La Cour des Miracles, Les Boréales sont heureux d’accueillir le dessinateur norvégien pour deux séances de dédicaces à l’Auditorium du Musée des beaux-arts de Caen.

Date : samedi 19 et dimanche 20 novembre de 14h à 18h.
Lieu : auditorium du Musée des beaux-arts, Caen. Entrée libre.


=> Café croissant littéraire avec Herbjørg Wassmo
Autour d’un café croissant, le public est invité à découvrir l’œuvre de l’auteur norvégienne Herbjørg Wassmo. Cette rencontre animée par Gérard Meudal sera suivie d’une séance de dédicaces.
En partenariat avec les Éditions Gaïa, Les Boréales offriront au public la possibilité de gagner l’intégrale des œuvres d’Herbjørg Wassmo. Un tirage au sort sera organisé pendant la rencontre.

Date : dimanche 20 novembre de 11h00 à 12h30.
Lieu : café La Coupole, Caen. Entrée libre.


=> Tournée des auteurs dans les écoles et bibliothèques
de Basse-Normandie

Les auteurs invités iront à la rencontre du public dans les établissements scolaires, les bibliothèques et les librairies de Basse-Normandie. Plus de 1200 élèves de la région partiront à la découverte de la littérature nordique.

Lundi 21 novembre
• Arto Paasilinna au Musée des beaux-arts de Caen à 9h30 et à 13h30 : séance scolaire animée par Gérard Meudal.
• Herbjørg Wassmo au Musée des beaux-arts de Caen à 11h et à 15h : séance scolaire animée par Gérard Meudal.
• Bjørn Sortland au collège Dunois à Caen à 10h30.
• Søren Jessen au département d’études nordiques de l’université de Caen le matin.
• Ragnfrid Trohaug à la médiathèque d’Hérouville Saint-Clair l’après-midi : séance scolaire.
• Søren Jessen à la bibliothèque de Cherbourg à 20h. Entrée libre. (Rens. au 02 33 23 39 40)

Mardi 22 novembre
• Arto Paasilinna au lycée Jeanne d’Arc à Caen le matin et l’après-midi.
• Søren Jessen au lycée Saint Thomas d’Acquin à Flers le matin et l’après-midi.
• Søren Jessen à la médiathèque d’Alençon à 18h. Entrée libre. (Rens. au 02 33 82 46 00)
• Ragnfrid Trohaug à médiathèque d’Yvetot à 18h. Entrée libre. (Rens. au 02 35 95 01 13)

Mercredi 23 novembre
• Søren Jessen au lycée Fresnel à Caen le matin.
• Ragnfrid Trohaug au collège Jacques-Nicolas Conté à Sées le matin.
• Søren Jessen à la médiathèque Jacques Prévert à Dives-sur-mer à 20h30. Entrée libre.
(Rens. au 02 31 24 29 27)





ART

=>Edvard Munch, peintre visionnaire
Pionnier de l’art moderne, Edvard Munch a laissé une peinture dont la force et l’impact visuel restent inaltérés. Son influence majeure et l’expression contemporaine de ses œuvres en font l’un des plus grands peintres du mouvement expressionniste.
À l’occasion de la nouvelle sortie en salle du film de Peter Watkins en février dernier, Les Boréales proposent une conférence et une projection autour du peintre norvégien.

Samedi 26 novembre à 14h30
Edvard Munch : portraits d'un visionnaire, conférence de Frank Claustrat
Pour exprimer son rapport au monde, Edvard Munch (1863-1944) réalisera une série d'autoportraits unique dans l'histoire de la peinture moderne occidentale. La conférence portera sur ce testament artistique, d'une portée universelle, qui replace le plus célèbre des peintres norvégiens, successivement, dans un contexte réaliste, naturaliste, symboliste, expressionniste, vitaliste. Autant de visages qui témoignent que son oeuvre est d'une étonnante contemporanéité.

Frank Claustrat est maître de conférences en histoire de l'art contemporain à l’Université Paul-Valéry, Montpellier 3, directeur de ARTnord, la revue de l'actualité artistique nordique et balte et critique d'art à Connaissance des arts.

Samedi 26 novembre à 15h30
Edvard Munch, film de Peter Watkins (2h45)

Edvard Munch de Peter Watkins, tourné en 1973, ne sortira sur les écrans que trois ans plus tard. À l’époque, l’évocation de la vie du peintre que Peter Watkins considère comme son film le plus abouti ne reste que quelques semaines à l’affiche. Il faut attendre février 2005 pour le voir (re)sortir dans les salles françaises. Cette biographie subjective des jeunes années du peintre norvégien expressionniste retrouve le grand écran grâce à Co-errance, coopérative de distribution mue par la volonté de rendre à un réalisateur et à son œuvre la place qu’ils méritent. Co-errance entend témoigner de l’invention par Peter Watkins d’autres rapports à l’image, à l’histoire et à l’art que ceux imposés par les académismes de tout genre. Edvard Munch, c’est un regard frontal vers le spectateur semblable à la manière directe de Munch de regarder le monde. Peter Watkins, comme nombre de réalisateurs aujourd’hui, rappelait déjà que l’Histoire est un matériau vivant.

« Ce film remarquable mêle avec justesse intime et social ; il reste l’une des plus intelligentes et des plus fortes biographies d’artiste jamais réalisées. »
Le monde diplomatique - Philippe Lafosse


Dates : samedi 26 novembre à partir de 14h30.
Lieu : auditorium du Musée des beaux-arts, Caen. Entrée libre.




CINÉMA

=>Arrêt sur image : Le cinéma norvégien des dix dernières années
Souvent considéré comme académique tout au long du XXe siècle, le cinéma norvégien s'est littéralement métamorphosé ces dix dernières années. Longtemps inspirés par la littérature nationale, les réalisateurs ont multiplié les adaptations de romans où la nature tenait une place prépondérante. À l'image de son climat, le cinéma norvégien a longtemps fait une large place à la mer, aux montagnes et aux caprices de la nature. À partir de 1997, une nouvelle génération apparaît et se confronte à des sujets originaux et décalés. Sélectionnés au festival de Cannes, les films Junk Mail et Insomnia marquent les esprits et enclenchent une dynamique nouvelle. Le cinéma norvégien est dorénavant regardé avec intérêt, d’autant plus que les sorties des films atypiques de Bent Hammer (Eggs et Kitchen Stories couronné à Cannes en 2003) confirment l’idée que quelque chose a changé là-haut tout au Nord. Une belle occasion de le vérifier à travers cette modeste rétrospective de sept films.

Date : du samedi 19 novembre au vendredi 25 novembre.
Lieu : Cinéma Lux, Caen.
Tarifs : 3,30€ /3,50€ /4,50€ /5,30€.

Samedi 19 novembre à 16h30
Cool & Crazy (2001, 1h40min) de Knut-Erik Jensen.

Ce documentaire musical dresse un portrait drôle et émouvant du
Berlevåg Male Choir, un chœur norvégien de pêcheurs et de marins. Ces héros des mers parlent sans détour de leur vie, de leurs amours et de leurs rêves.
Désespérés face à la crise du secteur de la pêche, ils quittent alors cette triste réalité dans la joie du chant. Ces répétitions et ces représentations du chœur forgent un véritable lien entre eux.
Ce documentaire traite aussi bien des rudes conditions de vie dans l'extrême nord de la Norvège que des représentations elles-mêmes.

Lundi 21 novembre à 18h30
Junk Mail (1997, 1h 18min) de Pål Sletaune avec Robert Skjaerstad, Andrine Saether.

Roy, facteur à Oslo, est un homme sans génie et raté. Il n'a aucune conscience professionnelle, dérobe du courrier, se moque de ses collègues et de ses rares amis, se saoule. Son appartement est un cloaque exposé au bruit assourdissant du marteau piqueur de son voisin polonais qui aime bricoler. Bref, sa vie est morne. Jusqu'au jour où, au cours d'une de ses tournées, une jeune femme, Line, oublie ses clefs sur sa boîte à lettres. Après une brève hésitation, Roy monte l'escalier clefs en main et s'introduit chez elle. C'est alors que sa vie bascule.

Lundi 21 novembre à 20h00
Uno (avant-première – sortie nationale le 7 décembre 2005) (2004, 1h43min) d’Aksel Hennie avec Aksel Hennie, Nicolai Cleve Broch, Bjørn Floberg, Espen Juul Kristiansen.

David a vingt-cinq ans et aucune perspective d’avenir. Il tue le temps avec ses amis délinquants dans un gymnase du centre ville. Tout plutôt que rentrer à la maison : son père est gravement malade, son frère est handicapé mental et il n’arrive pas à communiquer avec sa mère. Alors que son père est à l’agonie, la police fait une descente au gymnase. David à une chance de redémarrer à zéro et de reconstruire sa vie.

Mercredi 23 novembre à 14h00 et jeudi 24 novembre à 9h45 (séance scolaire)
Gourine et la queue de renard (1999, 1h15min) film d’animation de John M. Jacobsen et Nille Tystad.

Dans un lointain village norvégien, l’impertinent Gourine passe ses journées à faire des mauvaises blagues à son voisinage. Un beau matin, il se retrouve affublé d'une énorme queue de renard dont il ne peut plus se débarrasser. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre et parvient aux oreilles de l'avide Mme Snubworth-Gland. Cette dernière tente de s'adjoindre les services du détective privé Sonny Duckworth pour retrouver Gourine et s'emparer de cette précieuse pièce de fourrure. Sonny Duckworth et son complice Lambert s'opposent aux velléités de la méchante veuve. Commence alors pour tous nos personnages une périlleuse aventure dans les coins reculés et enneigés de Norvège, qui n'est pas sans évoquer d'autres grands classiques du dessin animé.
Une aventure à découvrir pour les enfants à partir de 5 ans.

Un goûter nordique sera offert aux jeunes spectateurs à l’issue du film.
Pour la séance scolaire du jeudi 24 novembre : réservations indispensables au 02 31 82 09 15.



=> Rétrospective Bent Hamer
Réalisateur, scénariste et producteur, Bent Hamer est né en 1956 à Sandefjord en Norvège. Avant de créer sa propre société de production, Bulbul Film, il a étudié le cinéma et la littérature à l’université de Stockholm et suivi des cours à la Stockholm Film School. Distribués dans une trentaine de pays, ses films (Eggs (1994) Un jour sans soleil (1998) Kitchen stories (2003) et Factotum en 2005) ont été présentés dans plus de 80 festivals et ont remporté une vingtaine de prix. Dès son premier long-métrage, le réalisateur norvégien a posé les bases de son cinéma : un comique de situation et un humour à froid aux frontières de l’absurde. Bent Hamer confirme l’émergence d’une nouvelle vague de cinéastes venus du froid, rejoignant ainsi des auteurs comme Aki Kaurismäki, Solveig Nordlund ou Roy Andersson.

Date : du samedi 19 novembre au vendredi 25 novembre.
Lieu : Cinéma Lux, Caen.
Tarifs : 3,30€ /3,50€ /4,50€ /5,30€.

Samedi 19 novembre à 18h30
Eggs (1995, 1h 26min) avec Sverre Hansen, Kjell Stormoen, Leif Andree.

Moe et Per, deux frères septuagénaires, vivent depuis toujours seuls au fin fond de la Norvège. Leur quotidien est ponctué par de solides habitudes et un partage des tâches domestiques. Un vieux poste de radio posé devant une fenêtre est leur lien important avec le monde extérieur, surtout pour les bulletins météos. Un jour le téléphone sonne... Né en 1956, Bent Hamer fait ses études de cinéma et littérature à l’école de cinéma de Stockholm. Réalisateur de sept courts-métrages et documentaires, il enseigne le cinéma aux lycéens. Son court-métrage Applaus a été présenté à Rouen en 1995. Eggs est son premier long-métrage, déjà récompensé de nombreuses fois.

Vendredi 25 novembre à 18h15
Kitchen Stories (2003, 1h35min) avec Joachim Calmeyer, Thomas Norström, Bjørn Floberg.

Dans les années 50, durant le boom industriel de l’après-guerre, un groupe d’observateurs suédois du Home Research Institute visite un village norvégien en vue d’étudier la routine des hommes célibataires dans leur cuisine. En aucun cas les observateurs ne doivent parler à leur hôte. Il en résulte une fable pleine d’humour sur l’amitié et l’éternel désir humain d’échapper aux classifications.

Vendredi 25 novembre à 20h
Factotum (2005, 1h34min) avec Matt Dillon, Lili Taylor, Marisa Tomei.

Pour Hank Chinaski, rien de plus sacré que sa « vie de poète ». Beaucoup d'alcool, les cigarettes et les femmes sont les principaux piliers de l'existence telle qu'il la conçoit. Une fois dessoûlé, il couche sur le papier ses nuits de beuverie, puis envoie ses manuscrits à des éditeurs qui ne les publient jamais. Côté finances, il s'en tire en enchaînant les petits boulots…
Dans son film sur Chinaski alias Bukowski, le réalisateur norvégien Bent Hamer fait revivre l'icône des années 80, quand la musique de Tom Waits berçait volontiers les états d'âme et la déchéance d'un buveur impénitent. Et en 1987, Barbet Schroeder tournait le film « Barfly » avec Mickey Rourke dans le rôle du poète alcoolique, dont le scénario était écrit par… Bukowski en personne !

 

=> Courts-métrages de Norvège
En complément de la rétrospective du cinéma norvégien des dix dernières années, Les Boréales et l’Atelier du film court ont souhaité vous concocter un programme de courts-métrages de Norvège. Une sélection de onze films plus étonnants les uns que les autres. Avis aux amateurs !

En collaboration avec l’atelier du film court,
avec le soutien des services culturels du Crous
et de l’Université de Caen.

Date : jeudi 24 novembre à 20h30.
Lieu : Maison de l’étudiant, Caen. Entrée libre.


À travers mes grosses lunettes
(Gjennom mine tykke briller)
(Animation, 2004,13min) de Pjotr Sapegin.

Une fillette refuse de se couvrir avant de sortir jouer. Pour la convaincre, son grand-père lui raconte l'étrange histoire de ses péripéties pendant la guerre.

Ma tête (Hodet mitt)
(Animation/fiction, 2004, 3min20) de Knut Petter Ryan.

Un autoportrait surréaliste sur les rapports entre vie intérieure et vie extérieure. La majeure partie du film a été réalisée image par image (animation d'objets) et le reste en prises de vue réelles traditionnelles.

Lunettes natures (Naturlige Briller)
(Fiction, 2001, 1min) de Jens Lien.
Un film sur l'homme qui souhaitait voir un jour meilleur.

Rendez-vous
(Animation/fiction, 2003, 4min) de Per Sveinung Larsen.

Un petit film curieux sur un jeune homme qui commence un voyage quelque peu original.

Déchéance (Forfall)
(Fiction, 2002, 9min) de Geir Henning Hopland.
Lars Helge Ellingsen vient de finir ses études et tente d'éviter de rembourser son prêt étudiant. Il demande à son père de l'aider en tenant les créanciers à l'écart.

Caravane (Caravan)
(Fiction, 2002, 9min) de Dag Mørk.
Tous les couples ont besoin d'équilibre. Certains plus que d'autres. Marianne a de nouveau quitté Morten. Il part à sa recherche, dans l'espoir de la reconquérir, mais cette fois, leur vieille caravane a décidé d'avoir son mot à dire.

Manque de place (Plassmangel)
(Fiction, 2003, 6min) de Geir Henning Hopland.
Un homme se retrouve dans le couloir d'un hospital. Il est sans cesse déplacé car il est toujours en travers du chemin de quelqu'un.

Repas dominical (Sondagsmiddag)
(Fiction, 1991, 16min) de Bent Hamer.
Le curieux dimanche d’une famille habitant la campagne norvégienne.

Combat domestique (Hjemmekamp)
(Fiction, 2004, 9min50) de Martin Lund.
Un film sur le plus dur et le plus répandu des combats.

Love is the Law
(Fiction, 2003, 7min) de Ole Mads Vevle, Eivind Tolås.
Le message d'amour de la religion chrétienne déformé par le biais du journal télévisé.

Bonne chance, M. Gorsky ! (Hell og lykke, herr Gorsky !)
(Animation/fiction, 2002, 4min) d’Astrid Alma Aakra.
Il y a une femme derrière chaque événement, même lorsqu'il s'agit d'un des plus grands événements de l'histoire de l'humanité : le premier alunissage.

 


DOCUMENTAIRES

=> Thalassa présente : Regards sur la Norvège
Pour la première année, Les Boréales seront partenaires du magazine de France 3, Thalassa, pour un programme documentaire de 90 minutes consacré à la Norvège. Un verre de glögg, vin chaud à la cannelle typiquement scandinave, sera offert à chaque spectateur.

Date : dimanche 20 novembre à 19h00.
Lieu : Café des images. Entrée libre.

Pierre et les orques
Reportage de Christophe Rouvière et Jean Michel Mier. (9min50)

L’archipel des Lofoten, au nord du cercle polaire, mois de novembre. À cette saison, les touristes recherchent plutôt les destinations tropicales. Pierre, pour la troisième année consécutive, vient braver le froid de l'hiver norvégien. C’est ici et maintenant que Pierre peut espérer une rencontre pour laquelle il fait chaque année le voyage.
Les harengs, venus hiberner au fond des fjords, ont attiré dans leur sillage de nombreuses familles d’orques à la recherche de repas gras et faciles. Un environnement propice à l’observation de ces mammifères.
Chimiste dans un laboratoire à Mont-de-Marsan, Pierre économise toute l'année, pour revenir ici, aider à l'étude de son animal favori. Les photos des ailerons permettront d'identifier les individus. Mais l'observation des animaux depuis la surface n’est qu'un apéritif. Pour Pierre, le plat de résistance consiste à plonger au milieu de ces gros prédateurs appelés en anglais «
killer whales», les baleines tueuses.

Norvège. L’industrie du saumon
Reportage d’Anne Gouraud. (27min29)

En Norvège, on produit des saumons comme des cochons ou des poulets en Bretagne : c'est l'élevage industriel. Résultat : courant janvier lorsque sont publiées les conclusions de l'enquête américaine incriminant le saumon d'élevage, c'est la crise. L'aquaculture et le pétrole sont les deux principales ressources économiques du pays et les producteurs norvégiens s'estiment particulièrement visés par les États-Unis. Aujourd'hui, à Bergen, dans les laboratoires de l'agence de sécurité alimentaire, les contrôles systématiques et les prélèvements d'échantillons sur saumons d'élevage continuent comme si de rien n'était. Les scientifiques norvégiens, spécialisés dans la nourriture des poissons d'élevage et dans la sécurité sanitaire des saumons consommés par l'homme, ne décolèrent pas : l'enquête américaine va à l'encontre des résultats de toutes leurs études scientifiques norvégiennes réalisées au fil des années.

Jean Gaumy, photographe français des îles Lofoten
Reportage d’Anne Gouraud et Olivier Bonnet. (8min51)
Parmi les bateaux de pêche qui partent chaque matin à l’aube, il y a un marin pas comme les autres : Jean Gaumy est Français, photographe professionnel de l’agence Magnum, et il a été choisi par la Norvège pour mettre en valeur le patrimoine maritime des îles Lofoten. Jean Gaumy était l’homme de la situation : il a longtemps effectué des reportages photos sur l’Abeille Flandres, sur les chalutiers espagnols et américains.

Le maelström
Reportage d’Anne Gouraud et Olivier Bonnet. (5min14)
A Salstrommen, sur la côte ouest de Norvège, le fjord est la proie d’un mauvais démon quatre fois par jour : lorsque la marée s’inverse, les eaux du fjord se transforment en tourbillons puissants. Un phénomène baptisé « maelström » qui a inspiré Jules Verne, Poe et Victor Hugo. Le maelström de Salstromen est le plus puissant du monde, et a causé de nombreux naufrages à travers les siècles. D’un autre côté, le maelström est une vraie bénédiction pour les pêcheurs locaux car les poissons sont nombreux dans les remous qui brassent le plancton.

Les aurores boréales
Reportage d’Anne Gouraud et Olivier Bonnet. (6min26)
A Tromsø, au-delà du cercle polaire, les habitants vivent dans la quasi-obscurité durant les six mois de l’hiver polaire. Dès le mois d’octobre, ils peuvent en revanche observer un phénomène lumineux qui fut longtemps qualifié de surnaturel : l’aurore boréale. Pour mieux l’étudier, les scientifiques du monde entier se rendent à Tromsø pour profiter des gigantesques radars installés à flanc de montagne.

La transhumance des rennes
Un reportage d’Anne Gouraud, Denis Bassompierre et Olivier Bonnet. (28min12)

En Laponie, au printemps, le spectacle des rennes traversant les fjords pour regagner leurs pâturages d’été est unique. Désormais, un bateau norvégien participe à ce grand mouvement, symbole politique en faveur du peuple Sami... Voyage vers un pays qui n’existe pas, au-delà du cercle polaire. A chaque fin de nuit polaire, 64.000 rennes quittent la toundra pour rejoindre les îles verdoyantes du grand nord. Ça se passe en Laponie, mais sur la carte, ceux qui ne sont pas nomades voient écrit le mot « Norvège ». Nils Henrik Sara est éleveur de rennes en Laponie. Il est Sami. Et des Samis, il n’y en a que 60.000 au monde, à revendiquer leur appartenance au peuple nomade qui vit sur la toundra durant l’hiver. Après des siècles d’humiliation et de sédentarisation forcée, les Samis ont obtenu une reconnaissance officielle de leur statut par la Norvège. La Norvège qui depuis quelques années finance un bateau au printemps, pour aider les troupeaux samis à traverser les fjords sans se noyer quand ils rejoignent leur pâturage d’été. Désormais, le rendez-vous du bateau est devenu l’événement à ne pas manquer pour Nils Henrik Sara. Le bateau norvégien est entré pour toujours dans la légende des Sames.

 


=> ARTE présente : Escales en Norvège et en Islande
Petit-déjeuner documentaire en partenariat avec ARTE
Le petit-déjeuner documentaire en partenariat avec ARTE est devenu l’un des rituels incontournables des Boréales. Cette année, le festival, le Café des Images et ARTE vous invitent à faire escale en Islande et en Norvège.

Voyages, Voyages : La Norvège
Reportage de Jean-Loïc Portron (42min)

Capitale du nord de la Norvège, Tromsø est aussi la principale ville de Laponie. Jean-Loïc Portron décrit l'attente de la nuit dans cette ville envahie par l'obscurité dès 14 heures, mais aussi les paysages immenses, les routes sans issue, les joueurs de hockey et les festins de morue. Il part à la rencontre de tous ceux qui conspirent contre la nuit par des pratiques rituelles : le sport, la danse, les voyages en cargo...

Design : Le téléphone en bakélite
Reportage de Danielle Schirman (24min)

Le téléphone, inventé en 1876, abolit les distances et le temps, et met le monde à portée de voix.
En 1930, la société suédoise Ericsson, charge l'artiste norvégien Jean Heiberg de concevoir la forme du premier téléphone en bakélite en prévision de la fabrication en masse d'un outil de communication jusque là réservé à une clientèle fortunée.
Peintre et sculpteur de renom, Jean Heiberg s'inspire du cubisme pour créer le prototype en plâtre du sculptural DBH1001, dont la forme compacte pour la première fois le boîtier et le combiné. Ce téléphone influencera jusque dans les années cinquante l'esthétique des téléphones noirs, standardisés par des sociétés nationales ayant chacune le monopole dans leur pays.


Tracks : Sami musik
Magazine musical de Jean-Marc Barbieux et David Combe (8min)
Tracks est parti à la rencontre des Sames (autrefois on disait les Lapons) dans la toundra norvégienne. Leur arme : le joik, un chant incantatoire chamanique longtemps interdit par les colons chrétiens. Aujourd’hui mélangé à la pop, au rock et à l’éléctro, il est devenu le symbole d’une communauté qui, tout en ayant adopté un mode de vie moderne, résiste à l’assimilation. À Kautokeino, les Sames de Norvège, de Suède, de Finlande et de Russie se réunissent à Pâques pour leur festival annuel.

Contact
Reportage de Jean-Pierre Krief (13min)

Née en 1955, Roni Horn vit et travaille à New York. Son itinéraire vers la photographie est celui d'une initiation peu commune. Il prend sa source dans le dessin, explore la sculpture, interroge l'écriture, puis revient à l'essentiel : la grammaire subtile des signes et des images. L'Islande est son sujet de prédilection, le lieu privilégié de sa relation au monde, mais aussi la métaphore de son oeuvre : la vie est faite de cycles où se répondent le temps, la nature, la mort, le visible et l'invisible… La célèbre série " You are the weather " présente cent prises de vues d'une femme immergée jusqu'aux épaules dans des bassins naturels, visage cadré en gros plan. Dans chaque cas, le contexte aquatique est différent, à peine visible dans les pourtours de l'image. Le plus petit changement (un léger froncement de sourcil, une gouttelette de sueur près des lèvres, une mèche de cheveu défaite) devient l'indice de l'intensité avec laquelle l'intimité du sujet est touchée. Cette mise en évidence de l'importance des moindres signes établit une sorte de topographie des liens secrets qui unissent l'être humain et le milieu naturel. « Ellipsis » propose 64 photographies en noir et blanc d'un vestiaire d'une piscine de Reykjavik assemblées en une seule image selon un principe de structure labyrinthique.

Date : samedi 26 novembre de 10h00 à 12h00.
Lieu : Café des images, Hérouville Saint-Clair. Entrée libre.
À 10h, un petit-déjeuner nordique sera offert aux spectateurs.
À 10h30, diffusion des documentaires.




CONCERTS

=> Officium de Jan Garbarek et l’Ensemble Hilliard
Après un passage triomphal en 1996 aux Boréales, Jan Garbarek revient à Caen accompagné de l’Ensemble Hilliard pour nous proposer un programme de musique religieuse du Moyen Âge et de la Renaissance. Les improvisations du saxophoniste de jazz norvégien se mêlent indiciblement aux voix du quatuor anglais. Assurément, un temps fort de ces Boréales 2005.


Officium est née de la volonté de réunir deux événements historiques, le jazz et la polyphonie, eux-mêmes points de départ de deux des idées les plus importantes de la musique occidentale : l’improvisation et la composition.
Toute la difficulté de cette rencontre repose sur le caractère aléatoire des chant moyenâgeux à partir desquels l’Ensemble Hilliard a travaillé. Sans forme écrite, sans règles musicales, l’interprétation de ces chants est aujourd’hui laissée à la seule intuition des voix du quatuor anglais pour une collaboration intemporelle.

Jan Garbarek



Composition :
The Hilliard Ensemble :
David James,
contre-ténor
Rogers Covey-Crump,
ténor
John Potter,
ténor
Gordon Jones,
baryton

Jan Garbarek, saxophone ténor
et soprano
Jan Garbarek est né en 1947 en Norvège. Dans les années soixante, sous l’influence de Coltrane, il s’initie progressivement aux musiques non occidentales. Garbarek suit Coltrane dans ses différentes approches et s’enthousiasme tour à tour pour Pharoah Sanders, Albert Ayler mais aussi Dexter Gordon et Don Sherry. C’est le compositeur et pianiste George Russell, rencontre déterminante pour Garbarek, qui le révèle pour la première fois au public.
En 1970, Garbarek enregistre Afric Pepperbird dans les studios d’ECM Records. Ce premier album porte le saxophoniste et les autres membres du groupe sur le devant de la scène internationale. Au fil des albums, Garbarek dépasse l’influence première de Coltrane pour s’approprier progressivement la musique folk norvégienne, source d’inspiration pour les années à venir.
De son association avec Keith Jarrett en 1974, Garbarek en ressort deux albums, Belonging et Luminescence, et de nouvelles ouvertures vers une musique plus lumineuse. Parallèlement, il assure la codirection du Jan Garbarek-Bobo Stenson quartet qui enregistre deux albums dans une musique largement ouverte sur l’extérieur. Malgré la notoriété acquise par le quartet, Garbarek se retranche vers une musique plus intimiste. Sur une vingtaine d’années, il compose une trilogie, travail d’exploration sur différents aspects de la Norvège, avec des rencontres étonnantes comme celle avec Nana Vasconselos, percussionniste brésilien. En 1990, il poursuit ce travail en s’associant au tunisien Anouar Brahen, virtuose du oud et à l’Ensemble Hilliard, groupe vocal anglais. Après une longue absence, Jan Garbarek entouré du batteur Manu Katché et du violoniste Kim Kashkashian a publié fin 2004 un nouvel album, In praise of dreams, où la musique folk croise avec une impressionnante limpidité quelques sons électroniques.

En collaboration avec le théâtre de Caen.
Date : mardi 22 novembre à 20h00.
Lieu : Abbatiale Saint Etienne, Caen.
Tarifs : de 11€ à 23€.

=> Concert de Bjørn Berge
Après un passage renversant aux Transmusicales de Rennes en 2004 et au festival Jazz sous les pommiers en 2005, Bjørn Berge vient répandre sur la scène du BBC son delta blues et sa voix éraillée. Un homme-orchestre hors pair pour un concert qui s’annonce époustouflant.

À 36 ans, Bjørn Berge a délaissé les plates-formes pétrolières, les mauvais hôtels et les sandwichs engloutis dans le roulis pour distiller sa voix rocailleuse lors des festivals européens les plus en vue. Seul sur scène avec sa guitare acoustique douze cordes, ce chanteur norvégien essaime un blues rythmé dans lequel il injecte savamment quelques doses de rock, de pop, de funk et parfois même de hip-hop. Bjørn Berge laisse entendre quelques-unes de ses références en interprétant des morceaux de Robert Johnson, d’Elmore James ou encore de Son House, son idole. Mais ce « sorcier de la musique », comme l’ont surnommé certains, étonne aussi par ses reprises dopées et accélérées de Franck Zappa, de Motörhead ou encore des Red Hot Chili Peppers. Sa maîtrise de la slide guitar fait de frottements et de vibrations impressionne et en fait un orchestre à lui seul. D’une insatiable curiosité musicale, Bjørn Berge élargit la définition du blues en proposant un son moderne et urbain sans jamais en trahir les origines.
Récompensé par deux
Norvegian Grammy awards, il est l’un des artistes norvégiens contemporains les plus encensés par la critique et les spectateurs français.

Date : mercredi 23 novembre à 20h.
Lieu : Big Band Café, Hérouville Saint-Clair.
Tarifs : de 8 € à 15 €. (Rens. au 02 31 53 93 25)


=> Ciné-concert L’Homme à la caméra de Dziga Vertov par Biosphere et Mental Overdrive (Geir Jenssen et Per Martinsen) - première française
Biosphere alias Geir Jenssen revient après un concert très remarqué lors des Boréales Digitales en 2003. Accompagné de Per Martinsen, le compositeur norvégien sera présent lors d’un ciné-concert, né de la rencontre intemporelle avec Dziga Vertov, cinéaste russe avant-gardiste du début du siècle. Un ciné-concert événement en clôture de ces XIVe Boréales.

En 1996 le festival international du film de Tromsø projette L’Homme à la Caméra de Dziga Vertov. À cette occasion et à partir des instructions musicales laissées par le réalisateur, Geir Jenssen s’entoure de Per Martinsen pour composer et jouer en public la bande-son de ce film muet, sept titres aux ambiances électroniques sereines et saisissantes, sortis depuis sur le label anglais Touch..
La sortie de
L’Homme à la Caméra en 1929 témoigne d’une révolution cinématographique qui va très largement dépasser les frontières de l’URSS. Dans ce film muet Dziga Vertov reprend les théories avant-gardistes du « Ciné-Œil » qu’il a lui-même élaborées. Il explore le montage non narratif à travers la multiplicité des prises de vues, la complexité du montage et des opérations techniques (ralentis, accélérés, découpages de l’écran…). Dziga Vertov entend montrer toutes les possibilités qu’offre l’outil-caméra en filmant une journée à Saint-Pétersbourg : la vie d’une ville communiste, l’intimité des habitants…
La bande originale composée par Biosphere nous fait non seulement entendre les sonorités minimales, abstraites et complexes du maître norvégien mais elle reste aussi fidèle aux exigences cinématographiques de Vertov pour qui « le cinéma est l’art d’organiser les mouvements nécessaires dans le temps et dans l’espace jusqu’à obtenir un rythme artistique global ».
www.biosphere.no

« Dziga Vertov a réalisé un film-manifeste
dont la modernité et l'audace n'ont jamais
cessé de nourrir le cinéma. »
ARTE

Date : samedi 26 novembre à 20h30.
Lieu : Café des Images, Hérouville Saint-Clair.
Tarifs : 5,50€. Réservations possibles trois semaines à l'avance auprès du cinéma.
Nombre de places limité. (rens. et réservation au 02 31 45 34 70).





ART CONTEMPORAIN

=> Installation Autonomic High
(the things I can’t control, no matter how I try) de Børre Sæthre


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Børre Sæthre est né en 1967 à Oslo. Il vit et travaille entre New York, Berlin et Oslo. Présent en 2004 à l’École des beaux-arts de Toulouse lors du Printemps de Septembre, il est cette année invité, par Les Boréales, à investir le FRAC de Basse-Normandie. Une exposition-mise en scène qu’on attend aussi étrange que fascinante.

De prime abord, les espaces conçus par Børre Sæthre se révèlent épurés et peuvent apparaître comme austères. Mais il n’en est rien. Les installations de cet artiste norvégien foisonnent de confessions, de secrets et de fantaisies cachées propres à surprendre et à intriguer le visiteur. Utilisant les registres du sexe, de la science-fiction et du désastre, Børre Sæthre mêle sculptures environnementales, jeux de lumières, ambiances sonores et animations vidéos pour créer un univers luxueux, proche du rêve, aux allures futuristes. Entre anticipation et psychédélisme, ces espaces oniriques immergent le spectateur dans un intérieur à priori imperméable.

« Les installations du norvégien Børre Sæthre nous immergent dans l’univers du rêve, dans les profondeurs de la sensation physique et nous donnent un vrai plaisir sensoriel. » L’Humanité

« Børre Sæthre met en scène des environnements oniriques qui constituent une expérience de luxe cinématique inoubliable. D’abord austères, ses espaces, qui se révèlent emplis de fantaisies cachées (sculptures environnementales, jeux de lumières, ambiances sonores et animations « film ») recouvrent confessions, secrets et un voyage voyeuriste à l’intérieur d’un univers apparemment imperméable. Ses « lounges » de relaxation et modules de bureau, sans valeur ajoutée apparente, sont perturbés par des détails iconoclastes, en rupture avec la topographie stylisée de l’expérience médiatique. » Lia Gangitano, catalogue Art at the turn of the Rue de Seine et la Rue de l’Échaudé, Paris, Galerie Loevenbruck, 2002.

Dates : Du 23 novembre 2005 au 15 janvier 2006.
Inauguration le mardi 22 novembre à 18h30.
Ouvert tous les jours de 14h à 18h sauf les 24, 25, 31 décembre et 1er janvier.
Lieu : FRAC Basse-Normandie, Caen. Entrée libre.




PHOTOGRAPHIE

=> Identité de Rune Johansen

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Après une exposition au Musée d’Art de Trondheim en avril 2005, Rune Johansen est pendant plus d’un mois l’invité des Boréales pour une exposition au Musée de Normandie : le temps de s’arrêter pour contempler ces visages nordiques photographiés sans autre artifice que celui du quotidien pris sur l’instant. Le photographe norvégien nous livre ici un documentaire contemporain sur la culture populaire norvégienne.

Identité est une exposition qui reflète sans détour ni emphase l’ambition du photographe norvégien. Ces quinze dernières années, Rune Johansen s’est nourri du territoire de son enfance, le nord de la Norvège, pour photographier les paysages mais surtout les portraits et les intérieurs des habitants de ces contrées lointaines. À travers un large choix de photographies, il expose l’environnement quotidien de gens ordinaires sans modifier en aucune manière leur identité. Son regard permet à ces hommes et ces femmes de franchir les frontières de leur quotidien, laissant le spectateur pénétrer leur intimité. Johansen réussit à immortaliser les paysages du Nord et les sourires de ces habitants sans toutefois en donner une image figée. Loin des clichés, Rune Johansen photographie sa tante, ses voisins et dévoile, entre sobriété et ironie, une réalité norvégienne singulière.
Rune Johansen est né en 1957 à Bodø dans le Nordland, province du Nord de la Norvège. Autodidacte, il commence la photographie en 1976 et réalise sa première exposition en 1990. Depuis ses photos sont exposées en Norvège comme à l’étranger. Il vit aujourd’hui entre Oslo et Steigen.
www.runejohansen.com

Dates : du 19 novembre au 31 décembre.
Inauguration le 19 novembre à 10h30.
Lieu : Musée de Normandie, Caen. Entrée libre.


=> Psychasthenic City de Knut Åsdam

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Invité des Boréales, Knut Åsdam vient présenter plusieurs séries de photographies au Musée des beaux-arts de Caen. L’occasion de se confronter au travail de ce photographe norvégien exposé, notamment, à la Tate Britain de Londres et à la Biennale de Venise où il a représenté la Norvège en 1999.

Knut Åsdam utilise différents supports comme le film, la vidéo ou encore la photographie et l’architecture pour travailler sur la politique de l’espace et les limites de la subjectivité. Cherchant à définir la place et le rapport des hommes dans une architecture urbaine en constante mutation, il tente d’analyser l’espace et de le comprendre en termes d’usage, de désir et d’histoire. Ses photographies s’attachent ainsi à retranscrire l’impact de l’environnement urbain sur la liberté individuelle et la communauté.
La série
Psychasthenia 10 reprend notamment le processus des caméras de surveillance, capturant une série de clichés représentant un bâtiment en pleine nuit. En lieu et place d’une présence humaine, ce sont les immeubles qui semblent s’élever comme des corps au milieu de la nuit, élément favorable à la subjectivité que recherche le photographe norvégien. De même, dans les séries scènes 1, scènes 3 et scènes 4, Knut Åsdam ne s’intéresse pas aux lieux comme espace formel mais montre deux femmes et leur relation aux autres dans des espaces qui sont parfois eux-mêmes en mutation. Ces photographies délaissent les points de vue architectural ou économique et s’intéressent aux lieux comme espace de vie, comme dynamique sociale où se mêlent la lutte et la subjectivité des corps qui s’y croisent.
www.knutasdam.net

Dates : du 19 novembre 2005 au 15 janvier 2006.
Inauguration le 19 novembre à 11h00.
Lieu : Musée des beaux-arts, Caen. Entrée libre.



DESIGN

=> Norway Says : liquid breaks

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Depuis sa création en 1999, le collectif de cinq designers norvégien Norway says a multiplié les expositions internationales, de Milan à Londres jusqu’à New York en 2002. Fort d’un succès international, leur travail sera présenté à l’Artothèque de Caen, du 19 novembre au 17 décembre.

Norway says est un collectif de designers et d’architectes d’intérieur créé en 1999 par de jeunes étudiants fraîchement diplômés des Écoles nationales des métiers d’art et du design d’Oslo et de Bergen. Un an après sa création, Norway says est présent à la très réputée Foire du meuble de Milan, l’une des expositions de design contemporain les plus importantes d’Europe. Audacieuses et élégantes, leurs créations reçoivent l’attention toute particulière du public qui est non seulement sensible à l’utilisation faite des matériaux et techniques inhérents au design scandinave mais surtout à l’approche tournée vers le futur que ces jeunes designers en font. Conscients des besoins et de l’attente considérable du public norvégien, Norway says considère avant tout que « le design a pour fonction essentielle de fabriquer de beaux produits pour tous les jours ». Dans leur catalogue, les prototypes côtoient les pièces de série et quelques-uns d’entre eux se sont même essayé à la réalisation d’un baladeur MP3, l’Asono Mica, dont le design a séduit à l’unanimité la presse internationale. Norway says arrive à détourner habilement sans la renier la tradition du design scandinave basé sur la simplicité, le fonctionnel et le matériau en proposant des créations empreintes de légèreté, sans prétention, dénuées de sérieux s’intégrant parfaitement dans une atmosphère « cool » proche de la musique électronique du groupe Røyksopp.
Lors de sa création, Norway says a bénéficié d’un soutien public dans un contexte où le gouvernement souhaitait promouvoir le
design norvégien, longtemps resté en retrait à l’étranger. Aujourd’hui, le gouvernement norvégien est témoin d’un optimisme montant chez les jeunes designers talentueux tournés vers l’extérieur. Le succès et la reconnaissance internationaux de Norway says et d’autres créateurs leur permettent d’être fabriqués à l’étranger (au Danemark, au Canada, en Italie…) et de s’imposer aux côtés de leurs voisins scandinaves.
L’exposition se clôturera le samedi 17 décembre par une braderie des objets exposés qui pourront alors être achetés par les spectateurs.
www.norwaysays.com

Commissaire invité : Anthony van den Bossche
Anthony van den Bossche est journaliste. Outre ses fonctions de chroniqueur design sur la chaîne Pink TV (câble et satellite), il écrit de nombreuses chroniques design pour les magazines Nova mag et View on colour ainsi que pour le Figaro. Concepteur du site www.resetdesign.com, il est aussi le concepteur / rédacteur en chef du magazine "Paris design" sur la chaîne Paris Première (câble et satellite).
Anthony van den Bossche est membre du comité d'acquisition du Fond National d'Art Contemporain, département
design.

Dates : du 19 novembre au 17 décembre 2005.
Inauguration le samedi 19 novembre 2005 à 18h30.
Braderie des objets exposés le 17 décembre 2005.
Lieu : Artothèque, Caen. Entrée libre.