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Les Boréales 2005
PROGRAMMATION NORVÉGIENNE
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Avec
le soutien
de l'Ambassade Royale
de Norvège à Paris.
www.norvege.no
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EN PRÉAMBULE AU FESTIVAL
=> Journée de sensibilisation à
la littérature jeunesse en Scandinavie
Ouverte aux bibliothécaires
et enseignants comme au grand public, cette journée de sensibilisation
propose une première approche de la littérature norvégienne
pour la jeunesse et rend hommage à Hans Christian Andersen à
l’occasion du bicentenaire de sa naissance.
11h00 Conférence de Régis
Boyer : Un
autre Andersen.
14h00 Conférence de Marc Auchet
: Andersen
ou la métamorphose du conte.
15h00 Conférence de JB Coursaud
: Brève
histoire de la littérature norvégienne
pour la jeunesse.
Date : lundi
14 novembre de 11h00 à 16h00.
Lieu : Bibliothèque
de Caen. Entrée libre. Inscriptions indispensables au 02 31 15
36 40.
SOIRÉE D'OUVERTURE DU FESTIVAL
=> 20h30 court-métrage Un an le long
de la route abandonnée
de Morten Skallerud (1991,
16 min)

Un long travelling avant dans un paysage
désertique, le Grand Nord du cercle arctique, que la pixillation
(technique de tournage image par image) permet de faire durer à
travers les saisons et l’espace. Ce court-métrage est un
voyage magique, filmé en une seule prise tout au long d’une
année. À l’image, les saisons et le magnifique décor
naturel qu’est ce fjord près du cercle arctique, défilent
50 000 fois plus vite qu’en temps réel.
En 2002, soit dix ans après sa réalisation, le film a reçu
la distinction du meilleur court-métrage norvégien de tous
les temps.
| => 20h45
danse Gap de Katrine Bølstad et Sean |
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Proposé
par le duo norvégien Katrine Bølstad et Sean, Gap est
une courte pièce composée de cinq tableaux entre pop
art et expressionnisme qui plonge le spectateur dans une sorte de
désarroi mêlé d’humour. Véritable
ODNI (Objet Dansant Non Identifié), Gap ne se décrit
pas, pas plus qu’il ne se présente. (Dés)articulée
autour de l’idée du sampling, la pièce met en
scène le corps des deux danseurs sous le bombardement incessant
d’extraits de bandes originales de films (ET,
Twin Peaks, Blade Runner) ou
de chansons de Nina Simone. Il en résulte une grammaire chorégraphique
singulière qui n’appartient qu’à Katrine
Bølstad. Assurément une des danseuses nordiques les
plus étonnantes du moment. |
=> 21h30 concert electro-jazz-world Ragatronik
Mumbai - Oslo par Bugge Wesseltoft, Per Martinsen (aka Mental Overdrive)
et les musiciens indiens Shrikanth Sriram, Sheema Mukherjee et Vivek Rajgopalan
- première française

Le groupe electro-jazz-world Ragatronik Mumbai-Oslo est né de la
collaboration de musiciens norvégiens et indiens suite à
la rencontre en 2003 de trois personnalités lors d’un des
plus grands festivals indiens de jazz : Bugge Wesseltoft, Per Martinsen
alias Mental Overdrive et Shrikanth Sriram du groupe anglais Badmarsh
& Shri. Apaisante, saisissante, la musique de Ragatronik Mumbai-Oslo
reflète toute la richesse de la composition du groupe. Ce quintet
étonne par des sons épurés tintés d’accents
lointains. Cithare, flûte et percussions reproduisent l’élégance,
la magie mais aussi toute l’ingéniosité des instruments
traditionnels indiens auxquels ils associent le savoir-faire de musiciens
comme Bugge Wesseltoft et Per Martinsen, maîtres du jazz et de la
musique électronique. Bercés d’inspirations nouvelles,
ils ont su s’entourer d’un designer
lumière et d’un des meilleurs ingénieurs du son norvégien
pour créer un nouveau concept de concert capable d’accompagner
leur musique lors de leurs tournées en 2004.
| Bugge Wesseltoft |
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Artiste
du label ECM, Bugge Wesseltoft a collaboré avec Jan Garbarek
avant de s’affranchir des traditions nordiques pour prendre
le chemin d’un jazz post-moderne. En 1995, il fonde New Conception
of Jazz, un collectif qui s’ouvre aux influences house, à
mi-chemin entre électro et acoustique. En une décennie,
ce pianiste, également compositeur et producteur à travers
son propre label Jazzland recordings, s’est imposé comme
le chef de file incontesté de la scène électro-jazz.
Comparé à des artistes tels que Miles Davis, Bugge Wesseltoft
a atteint une large reconnaissance internationale.
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Composition :
Per Martinsen : composition.
Bugge Wesseltoft : piano et synthé
Shrikanth Sriram : basse et flûte
Sheema Mukherjee : chant et cithare
Vivek Rajgopalan : percussion
Jan Martin Vågen : designer
lumière et vidéo
Asle Karstad : ingénieur du
son
Date : vendredi
18 novembre à partir de 20h30. Soirée d’ouverture
Lieu : Centre Dramatique National,
Hérouville Saint-Clair.
Tarifs : de 7 à 18€. (Rens. au 02 31 46 27 29)
Gagnez un voyage pour deux
et partez à la découverte des fjords de Norvège !
Hurtigruten : Voyages sur l'Express
Côtier partenaires des Boréales
Bergen vous ouvre la “porte des fjords” pour un exotisme à
nul autre pareil.
Envoûtante dans l’étrange lumière de l’hiver,
fascinante en période estivale
qui donne alors accès au superbe fjord de Geiranger,la navigation
multiplie escales
et paysages inoubliables. Aussi, après l’émotion qu’inspire
le Cap Nord,
quand vient l’heure de débarquer à Kirkenes, gageons
que ce sera avec l’espoir
de revenir bientôt à bord de l’un de nos navires. Un
tirage au sort sera organisé
pendant la soirée d’ouverture du festival.
LITTÉRATURE
=> Débats littéraires et signatures
avec les écrivains
Un espace librairie sera organisé
par l’association des libraires de Caen. Un large choix de livres
norvégiens et nordiques sera proposé.
Samedi 19 novembre à 14h
La
Norvège au-delà des fjords
Souvent trop rapidement résumée
à ses fjords et à ses paysages grandioses, la Norvège
s'avère un pays passionnant et largement méconnu en France.
Ce débat aura pour ambition de dépasser les habituels clichés
sur la Norvège, ses richesses issues du pétrole, sa situation
économique florissante, ou encore son refus d'adhérer à
l'Europe.
Aujourd'hui, un siècle après son indépendance, la
Norvège qui occupe le premier rang de l'indice du développement
humain des Nations Unies rayonne de par le monde et s'avère un
acteur central de la coopération et de la solidarité internationales.
Ses artistes rencontrent eux aussi un succès de plus en plus large
en dehors de leurs frontières à l'instar d'Erlend Loe, traduit
en dix-neuf langues, et de Knut Åsdam qui expose ses photographies
de Londres à Venise, en passant par Caen.
Table ronde animée par Frank Lanot
avec Jean-François Battail, Eva Joly, Erlend Loe et Knut Åsdam.
Samedi 19 novembre à 15h30
Romans de Norvège
Il est évidemment impossible de résumer
ou de définir la littérature norvégienne qui n'est
que la somme de talents individuels. Il est également très
complexe de dater le début de cette littérature nationale
: la Norvège ne fût d'abord qu'une dépendance danoise
de 1380 à 1814 puis fût contrainte à l'Union avec
la Suède jusqu'en 1905. Toutefois, l'âge d'or de la littérature
norvégienne débute vraiment avec l'émergence d'Henrik
Ibsen et Bjørnstjerne Bjørnson (Prix Nobel en 1903). Suivront
Knut Hamsun et Amalie Skram, Sigrid Undset et Tarjei Vesaas tous largement
traduits à l'étranger. Ce sont leurs dignes successeurs
que ce débat se proposera de vous faire découvrir.
Table ronde animée par Jean-Baptiste
Coursaud avec Herbjørg Wassmo, Lars Saabye Christensen et Thorvald
Steen.
Samedi 19 novembre à 17h
Raconter l’enfance en Norvège
C'est sans doute en 1851, avec la publication
de contes populaires recueillis par Jorgen Moe, que débute la littérature
de jeunesse en Norvège. Aujourd'hui, fort de plus sept cent titres
publiés par an, le secteur jeunesse constitue un des piliers économiques
du paysage éditorial norvégien comme en témoignera
Guri Vesaas, éditrice à Oslo. Souvent didactique (le meilleur
exemple en est sûrement Jostein Gaarder et ses vingt millions d'exemplaires
vendus dans plus de quarante pays), la littérature jeunesse norvégienne
sait également se confronter à la fiction et aux sujets
les plus courageux. C'est précisément le cas de Bjørn
Sortland et Ragnfrid Trohaug, récemment publiés en France.
Table ronde animée par Jean-Baptiste
Coursaud avec Bjørn Sortland, Ragnfrid Trohaug, Guri Vesaas.

Dates :
samedi 19 novembre de 14h à 18h.
Lieu :
auditorium du Musée des beaux-arts, Caen. Entrée libre.
| => Dédicace
de Jason |
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Depuis
son passage aux Boréales
en 2001 à l’occasion de la sortie de son premier album,
Attends,
Jason a véritablement trouvé un public en France.
Ses régulières publications (Hemingway
est son dernier album paru en novembre 2005) réunissent un
lectorat toujours plus nombreux. En partenariat avec La
Cour des Miracles, Les
Boréales sont heureux
d’accueillir le dessinateur norvégien pour deux séances
de dédicaces à l’Auditorium du Musée
des beaux-arts de Caen.
Date
: samedi 19 et dimanche 20 novembre de 14h à 18h.
Lieu : auditorium du
Musée des beaux-arts, Caen. Entrée libre. |
=> Café croissant littéraire
avec Herbjørg Wassmo
Autour d’un café croissant,
le public est invité à découvrir l’œuvre
de l’auteur norvégienne Herbjørg Wassmo. Cette rencontre
animée par Gérard Meudal sera suivie d’une séance
de dédicaces.
En partenariat avec les Éditions
Gaïa, Les Boréales offriront au public la possibilité
de gagner l’intégrale des œuvres d’Herbjørg
Wassmo. Un tirage au sort sera organisé pendant la rencontre.
Date : dimanche
20 novembre de 11h00 à 12h30.
Lieu : café La Coupole,
Caen. Entrée libre.
=> Tournée des auteurs dans les écoles
et bibliothèques
de Basse-Normandie
Les auteurs invités iront à
la rencontre du public dans les établissements scolaires, les bibliothèques
et les librairies de Basse-Normandie. Plus de 1200 élèves
de la région partiront à la découverte de la littérature
nordique.
Lundi 21 novembre
• Arto Paasilinna
au Musée des beaux-arts de Caen à 9h30 et à 13h30
: séance scolaire animée par Gérard Meudal.
• Herbjørg Wassmo
au Musée des beaux-arts de Caen à 11h et à 15h :
séance scolaire animée par Gérard Meudal.
• Bjørn Sortland
au collège Dunois à Caen à 10h30.
• Søren Jessen
au département d’études nordiques de l’université
de Caen le matin.
• Ragnfrid Trohaug
à la médiathèque d’Hérouville Saint-Clair
l’après-midi : séance scolaire.
• Søren Jessen
à la bibliothèque de Cherbourg à 20h. Entrée
libre. (Rens. au 02 33 23 39 40)
Mardi 22 novembre
• Arto Paasilinna
au lycée Jeanne d’Arc à Caen le matin et l’après-midi.
• Søren Jessen
au lycée Saint Thomas d’Acquin à Flers le matin et
l’après-midi.
• Søren Jessen
à la médiathèque d’Alençon à
18h. Entrée libre. (Rens. au 02 33 82 46 00)
• Ragnfrid Trohaug
à médiathèque d’Yvetot à 18h. Entrée
libre. (Rens. au 02 35 95 01 13)
Mercredi 23 novembre
• Søren Jessen
au lycée Fresnel à Caen le matin.
• Ragnfrid Trohaug
au collège Jacques-Nicolas Conté à Sées le
matin.
• Søren Jessen
à la médiathèque Jacques Prévert à
Dives-sur-mer à 20h30. Entrée libre.
(Rens. au 02 31 24 29 27)
ART
=>Edvard Munch, peintre visionnaire
Pionnier de l’art moderne,
Edvard Munch a laissé une peinture dont la force et l’impact
visuel restent inaltérés. Son influence majeure et l’expression
contemporaine de ses œuvres en font l’un des plus grands peintres
du mouvement expressionniste.
À l’occasion de la nouvelle sortie en salle du film de Peter
Watkins en février dernier, Les Boréales proposent
une conférence et une projection autour du peintre norvégien.
Samedi 26 novembre à 14h30
Edvard Munch : portraits d'un visionnaire,
conférence de Frank Claustrat
Pour exprimer son rapport au monde, Edvard
Munch (1863-1944) réalisera une série d'autoportraits unique
dans l'histoire de la peinture moderne occidentale. La conférence
portera sur ce testament artistique, d'une portée universelle,
qui replace le plus célèbre des peintres norvégiens,
successivement, dans un contexte réaliste, naturaliste, symboliste,
expressionniste, vitaliste. Autant de visages qui témoignent que
son oeuvre est d'une étonnante contemporanéité.
Frank Claustrat est maître de conférences
en histoire de l'art contemporain à l’Université Paul-Valéry,
Montpellier 3, directeur de ARTnord, la revue de l'actualité artistique
nordique et balte et critique d'art à Connaissance des arts.
Samedi 26 novembre à
15h30
Edvard Munch, film de
Peter Watkins (2h45) |
 |
Edvard Munch
de Peter Watkins, tourné en 1973, ne sortira sur les écrans
que trois ans plus tard. À l’époque, l’évocation
de la vie du peintre que Peter Watkins considère comme son
film le plus abouti ne reste que quelques semaines à l’affiche.
Il faut attendre février 2005 pour le voir (re)sortir dans
les salles françaises. Cette biographie subjective des jeunes
années du peintre norvégien expressionniste retrouve
le grand écran grâce à Co-errance, coopérative
de distribution mue par la volonté de rendre à un
réalisateur et à son œuvre la place qu’ils
méritent. Co-errance entend témoigner de l’invention
par Peter Watkins d’autres rapports à l’image,
à l’histoire et à l’art que ceux imposés
par les académismes de tout genre. Edvard
Munch, c’est un regard
frontal vers le spectateur semblable à la manière
directe de Munch de regarder le monde. Peter Watkins, comme nombre
de réalisateurs aujourd’hui, rappelait déjà
que l’Histoire est un matériau vivant.
« Ce film
remarquable mêle avec justesse intime et social ; il reste
l’une des plus intelligentes et des plus fortes biographies
d’artiste jamais réalisées. »
Le monde diplomatique - Philippe Lafosse |
Dates :
samedi 26 novembre à partir de 14h30.
Lieu :
auditorium du Musée des beaux-arts, Caen. Entrée libre. |
CINÉMA
=>Arrêt sur image : Le cinéma
norvégien des dix dernières années
Souvent considéré
comme académique tout au long du XXe siècle, le cinéma
norvégien s'est littéralement métamorphosé
ces dix dernières années. Longtemps inspirés par
la littérature nationale, les réalisateurs ont multiplié
les adaptations de romans où la nature tenait une place prépondérante.
À l'image de son climat, le cinéma norvégien a longtemps
fait une large place à la mer, aux montagnes et aux caprices de
la nature. À partir de 1997, une nouvelle génération
apparaît et se confronte à des sujets originaux et décalés.
Sélectionnés au festival de Cannes, les films Junk Mail
et Insomnia marquent les esprits et enclenchent une dynamique
nouvelle. Le cinéma norvégien est dorénavant regardé
avec intérêt, d’autant plus que les sorties des films
atypiques de Bent Hammer (Eggs et Kitchen Stories couronné
à Cannes en 2003) confirment l’idée que quelque chose
a changé là-haut tout au Nord. Une belle occasion de le
vérifier à travers cette modeste rétrospective de
sept films.
Date : du samedi
19 novembre au vendredi 25 novembre.
Lieu : Cinéma Lux, Caen.
Tarifs : 3,30€ /3,50€
/4,50€ /5,30€.
Samedi 19 novembre à 16h30
Cool & Crazy
(2001, 1h40min) de Knut-Erik Jensen.

Ce documentaire musical dresse un portrait drôle et émouvant
du Berlevåg Male Choir,
un chœur norvégien de pêcheurs et de marins. Ces héros
des mers parlent sans détour de leur vie, de leurs amours et de
leurs rêves.
Désespérés face à la crise du secteur de la
pêche, ils quittent alors cette triste réalité dans
la joie du chant. Ces répétitions et ces représentations
du chœur forgent un véritable lien entre eux.
Ce documentaire traite aussi bien des rudes conditions de vie dans l'extrême
nord de la Norvège que des représentations elles-mêmes.
Lundi 21 novembre à 18h30
Junk Mail
(1997, 1h 18min) de Pål Sletaune avec Robert Skjaerstad, Andrine
Saether.

Roy, facteur à Oslo, est un homme
sans génie et raté. Il n'a aucune conscience professionnelle,
dérobe du courrier, se moque de ses collègues et de ses
rares amis, se saoule. Son appartement est un cloaque exposé au
bruit assourdissant du marteau piqueur de son voisin polonais qui aime
bricoler. Bref, sa vie est morne. Jusqu'au jour où, au cours d'une
de ses tournées, une jeune femme, Line, oublie ses clefs sur sa
boîte à lettres. Après une brève hésitation,
Roy monte l'escalier clefs en main et s'introduit chez elle. C'est alors
que sa vie bascule.
Lundi 21 novembre à 20h00
Uno
(avant-première – sortie nationale le 7 décembre 2005)
(2004, 1h43min) d’Aksel Hennie avec Aksel Hennie, Nicolai Cleve
Broch, Bjørn Floberg, Espen Juul Kristiansen.

David a vingt-cinq ans et aucune perspective
d’avenir. Il tue le temps avec ses amis délinquants dans
un gymnase du centre ville. Tout plutôt que rentrer à la
maison : son père est gravement malade, son frère est handicapé
mental et il n’arrive pas à communiquer avec sa mère.
Alors que son père est à l’agonie, la police fait
une descente au gymnase. David à une chance de redémarrer
à zéro et de reconstruire sa vie.
Mercredi 23 novembre à 14h00 et
jeudi 24 novembre à 9h45 (séance scolaire)
Gourine et la queue de renard
(1999, 1h15min) film d’animation
de John M. Jacobsen et Nille Tystad.

Dans un lointain village norvégien,
l’impertinent Gourine passe ses journées à faire des
mauvaises blagues à son voisinage. Un beau matin, il se retrouve
affublé d'une énorme queue de renard dont il ne peut plus
se débarrasser. La nouvelle se répand comme une traînée
de poudre et parvient aux oreilles de l'avide Mme Snubworth-Gland. Cette
dernière tente de s'adjoindre les services du détective
privé Sonny Duckworth pour retrouver Gourine et s'emparer de cette
précieuse pièce de fourrure. Sonny Duckworth et son complice
Lambert s'opposent aux velléités de la méchante veuve.
Commence alors pour tous nos personnages une périlleuse aventure
dans les coins reculés et enneigés de Norvège, qui
n'est pas sans évoquer d'autres grands classiques du dessin animé.
Une aventure à découvrir pour les enfants à partir
de 5 ans.
Un goûter nordique sera offert
aux jeunes spectateurs à l’issue du film.
Pour la séance scolaire du jeudi 24 novembre : réservations
indispensables au 02 31 82 09 15.
=> Rétrospective Bent Hamer
Réalisateur, scénariste et
producteur, Bent Hamer est né en 1956 à Sandefjord en Norvège.
Avant de créer sa propre société de production, Bulbul
Film, il a étudié le cinéma et la littérature
à l’université de Stockholm et suivi des cours à
la Stockholm Film School. Distribués dans une trentaine de pays,
ses films (Eggs (1994) Un jour sans soleil (1998) Kitchen
stories (2003) et Factotum en 2005) ont été
présentés dans plus de 80 festivals et ont remporté
une vingtaine de prix. Dès son premier long-métrage, le
réalisateur norvégien a posé les bases de son cinéma
: un comique de situation et un humour à froid aux frontières
de l’absurde. Bent Hamer confirme l’émergence d’une
nouvelle vague de cinéastes venus du froid, rejoignant ainsi des
auteurs comme Aki Kaurismäki, Solveig Nordlund ou Roy Andersson.
Date :
du samedi 19 novembre au vendredi 25 novembre.
Lieu :
Cinéma Lux, Caen.
Tarifs :
3,30€ /3,50€ /4,50€ /5,30€.
Samedi 19 novembre à 18h30
Eggs
(1995, 1h 26min) avec Sverre
Hansen, Kjell Stormoen, Leif Andree.

Moe et Per, deux frères septuagénaires,
vivent depuis toujours seuls au fin fond de la Norvège. Leur quotidien
est ponctué par de solides habitudes et un partage des tâches
domestiques. Un vieux poste de radio posé devant une fenêtre
est leur lien important avec le monde extérieur, surtout pour les
bulletins météos. Un jour le téléphone sonne...
Né en 1956, Bent Hamer fait ses études de cinéma
et littérature à l’école de cinéma de
Stockholm. Réalisateur de sept courts-métrages et documentaires,
il enseigne le cinéma aux lycéens. Son court-métrage
Applaus
a été présenté à Rouen en 1995. Eggs
est son premier long-métrage, déjà récompensé
de nombreuses fois.
Vendredi 25 novembre à 18h15
Kitchen Stories
(2003, 1h35min) avec Joachim Calmeyer, Thomas Norström, Bjørn
Floberg.

Dans les années 50, durant le boom
industriel de l’après-guerre, un groupe d’observateurs
suédois du Home Research
Institute visite un village norvégien
en vue d’étudier la routine des hommes célibataires
dans leur cuisine. En aucun cas les observateurs ne doivent parler à
leur hôte. Il en résulte une fable pleine d’humour
sur l’amitié et l’éternel désir humain
d’échapper aux classifications.
Vendredi 25 novembre à 20h
Factotum (2005,
1h34min) avec Matt Dillon, Lili Taylor, Marisa Tomei.

Pour Hank Chinaski, rien de plus sacré
que sa « vie de poète ». Beaucoup d'alcool, les cigarettes
et les femmes sont les principaux piliers de l'existence telle qu'il la
conçoit. Une fois dessoûlé, il couche sur le papier
ses nuits de beuverie, puis envoie ses manuscrits à des éditeurs
qui ne les publient jamais. Côté finances, il s'en tire en
enchaînant les petits boulots…
Dans son film sur Chinaski alias Bukowski, le réalisateur norvégien
Bent Hamer fait revivre l'icône des années 80, quand la musique
de Tom Waits berçait volontiers les états d'âme et
la déchéance d'un buveur impénitent. Et en 1987,
Barbet Schroeder tournait le film « Barfly » avec Mickey Rourke
dans le rôle du poète alcoolique, dont le scénario
était écrit par… Bukowski en personne !
=> Courts-métrages de Norvège
En complément de la rétrospective
du cinéma norvégien des dix dernières années,
Les Boréales et l’Atelier du film court ont souhaité
vous concocter un programme de courts-métrages de Norvège.
Une sélection de onze films plus étonnants les uns que les
autres. Avis aux amateurs !
En collaboration avec l’atelier
du film court,
avec le soutien des services culturels du Crous
et de l’Université de Caen.
Date : jeudi 24 novembre
à 20h30.
Lieu : Maison de l’étudiant,
Caen. Entrée libre.
À travers mes grosses lunettes
(Gjennom mine tykke briller)
(Animation, 2004,13min) de Pjotr Sapegin.
Une fillette refuse de se couvrir avant de sortir jouer. Pour la convaincre,
son grand-père lui raconte l'étrange histoire de ses péripéties
pendant la guerre.
Ma tête
(Hodet mitt)
(Animation/fiction, 2004, 3min20) de Knut Petter Ryan.
Un autoportrait surréaliste sur les rapports entre vie intérieure
et vie extérieure. La majeure partie du film a été
réalisée image par image (animation d'objets) et le reste
en prises de vue réelles traditionnelles.
Lunettes natures
(Naturlige Briller)
(Fiction, 2001, 1min) de Jens
Lien.
Un film sur l'homme qui souhaitait voir un jour meilleur.
Rendez-vous
(Animation/fiction, 2003, 4min) de Per Sveinung Larsen.
Un petit film curieux sur un jeune homme qui commence un voyage quelque
peu original.
Déchéance
(Forfall)
(Fiction, 2002, 9min) de Geir
Henning Hopland.
Lars Helge Ellingsen vient de finir ses études et tente d'éviter
de rembourser son prêt étudiant. Il demande à son
père de l'aider en tenant les créanciers à l'écart.
Caravane
(Caravan)
(Fiction, 2002, 9min) de Dag
Mørk.
Tous les couples ont besoin d'équilibre. Certains plus que d'autres.
Marianne a de nouveau quitté Morten. Il part à sa recherche,
dans l'espoir de la reconquérir, mais cette fois, leur vieille
caravane a décidé d'avoir son mot à dire.
Manque de place (Plassmangel)
(Fiction, 2003, 6min) de Geir Henning
Hopland.
Un homme se retrouve dans le couloir d'un hospital. Il est sans cesse
déplacé car il est toujours en travers du chemin de quelqu'un.
Repas dominical
(Sondagsmiddag)
(Fiction, 1991, 16min) de Bent Hamer.
Le curieux dimanche d’une famille habitant la campagne norvégienne.
Combat domestique
(Hjemmekamp)
(Fiction, 2004, 9min50) de Martin
Lund.
Un film sur le plus dur et le plus répandu des combats.
Love is the Law
(Fiction, 2003, 7min) de Ole Mads
Vevle, Eivind Tolås.
Le message d'amour de la religion chrétienne déformé
par le biais du journal télévisé.
Bonne chance, M. Gorsky !
(Hell og lykke, herr Gorsky
!)
(Animation/fiction, 2002, 4min)
d’Astrid Alma Aakra.
Il y a une femme derrière chaque événement, même
lorsqu'il s'agit d'un des plus grands événements de l'histoire
de l'humanité : le premier alunissage.
DOCUMENTAIRES
=> Thalassa présente : Regards sur
la Norvège
Pour la première année,
Les Boréales seront partenaires du magazine de France
3, Thalassa, pour un programme documentaire de 90 minutes consacré
à la Norvège. Un verre de glögg, vin chaud à
la cannelle typiquement scandinave, sera offert à chaque spectateur.
Date : dimanche
20 novembre à 19h00.
Lieu : Café des images.
Entrée libre.
Pierre et les orques
Reportage de Christophe Rouvière et Jean Michel Mier. (9min50)
L’archipel des Lofoten, au nord du
cercle polaire, mois de novembre. À cette saison, les touristes
recherchent plutôt les destinations tropicales. Pierre, pour la
troisième année consécutive, vient braver le froid
de l'hiver norvégien. C’est ici et maintenant que Pierre
peut espérer une rencontre pour laquelle il fait chaque année
le voyage.
Les harengs, venus hiberner au fond des fjords, ont attiré dans
leur sillage de nombreuses familles d’orques à la recherche
de repas gras et faciles. Un environnement propice à l’observation
de ces mammifères.
Chimiste dans un laboratoire à Mont-de-Marsan, Pierre économise
toute l'année, pour revenir ici, aider à l'étude
de son animal favori. Les photos des ailerons permettront d'identifier
les individus. Mais l'observation des animaux depuis la surface n’est
qu'un apéritif. Pour Pierre, le plat de résistance consiste
à plonger au milieu de ces gros prédateurs appelés
en anglais «killer whales»,
les baleines tueuses.
Norvège. L’industrie
du saumon
Reportage d’Anne Gouraud.
(27min29)
En Norvège, on produit des saumons comme des cochons ou des poulets
en Bretagne : c'est l'élevage industriel. Résultat : courant
janvier lorsque sont publiées les conclusions de l'enquête
américaine incriminant le saumon d'élevage, c'est la crise.
L'aquaculture et le pétrole sont les deux principales ressources
économiques du pays et les producteurs norvégiens s'estiment
particulièrement visés par les États-Unis. Aujourd'hui,
à Bergen, dans les laboratoires de l'agence de sécurité
alimentaire, les contrôles systématiques et les prélèvements
d'échantillons sur saumons d'élevage continuent comme si
de rien n'était. Les scientifiques norvégiens, spécialisés
dans la nourriture des poissons d'élevage et dans la sécurité
sanitaire des saumons consommés par l'homme, ne décolèrent
pas : l'enquête américaine va à l'encontre des résultats
de toutes leurs études scientifiques norvégiennes réalisées
au fil des années.
Jean Gaumy, photographe français
des îles Lofoten
Reportage d’Anne Gouraud et
Olivier Bonnet. (8min51)
Parmi les bateaux de pêche qui partent chaque matin à l’aube,
il y a un marin pas comme les autres : Jean Gaumy est Français,
photographe professionnel de l’agence Magnum, et il a été
choisi par la Norvège pour mettre en valeur le patrimoine maritime
des îles Lofoten. Jean Gaumy était l’homme de la situation
: il a longtemps effectué des reportages photos sur l’Abeille
Flandres, sur les chalutiers espagnols et américains.
Le maelström
Reportage d’Anne Gouraud et
Olivier Bonnet. (5min14)
A Salstrommen, sur la côte ouest de Norvège, le fjord est
la proie d’un mauvais démon quatre fois par jour : lorsque
la marée s’inverse, les eaux du fjord se transforment en
tourbillons puissants. Un phénomène baptisé «
maelström » qui a inspiré Jules Verne, Poe et Victor
Hugo. Le maelström de Salstromen est le plus puissant du monde, et
a causé de nombreux naufrages à travers les siècles.
D’un autre côté, le maelström est une vraie bénédiction
pour les pêcheurs locaux car les poissons sont nombreux dans les
remous qui brassent le plancton.
Les aurores boréales
Reportage d’Anne Gouraud et
Olivier Bonnet. (6min26)
A Tromsø, au-delà du cercle polaire, les habitants vivent
dans la quasi-obscurité durant les six mois de l’hiver polaire.
Dès le mois d’octobre, ils peuvent en revanche observer un
phénomène lumineux qui fut longtemps qualifié de
surnaturel : l’aurore boréale. Pour mieux l’étudier,
les scientifiques du monde entier se rendent à Tromsø pour
profiter des gigantesques radars installés à flanc de montagne.
La transhumance des rennes
Un reportage d’Anne Gouraud,
Denis Bassompierre et Olivier Bonnet. (28min12)
En Laponie, au printemps, le spectacle des rennes traversant les fjords
pour regagner leurs pâturages d’été est unique.
Désormais, un bateau norvégien participe à ce grand
mouvement, symbole politique en faveur du peuple Sami... Voyage vers un
pays qui n’existe pas, au-delà du cercle polaire. A chaque
fin de nuit polaire, 64.000 rennes quittent la toundra pour rejoindre
les îles verdoyantes du grand nord. Ça se passe en Laponie,
mais sur la carte, ceux qui ne sont pas nomades voient écrit le
mot « Norvège ». Nils Henrik Sara est éleveur
de rennes en Laponie. Il est Sami. Et des Samis, il n’y en a que
60.000 au monde, à revendiquer leur appartenance au peuple nomade
qui vit sur la toundra durant l’hiver. Après des siècles
d’humiliation et de sédentarisation forcée, les Samis
ont obtenu une reconnaissance officielle de leur statut par la Norvège.
La Norvège qui depuis quelques années finance un bateau
au printemps, pour aider les troupeaux samis à traverser les fjords
sans se noyer quand ils rejoignent leur pâturage d’été.
Désormais, le rendez-vous du bateau est devenu l’événement
à ne pas manquer pour Nils Henrik Sara. Le bateau norvégien
est entré pour toujours dans la légende des Sames.
=> ARTE présente : Escales en Norvège
et en Islande
Petit-déjeuner documentaire en partenariat
avec ARTE
Le petit-déjeuner documentaire en partenariat avec ARTE est devenu
l’un des rituels incontournables des Boréales. Cette
année, le festival, le Café des Images et ARTE vous invitent
à faire escale en Islande et en Norvège.
Voyages, Voyages : La Norvège
Reportage de Jean-Loïc Portron (42min)
Capitale du nord de la Norvège, Tromsø
est aussi la principale ville de Laponie. Jean-Loïc Portron décrit
l'attente de la nuit dans cette ville envahie par l'obscurité dès
14 heures, mais aussi les paysages immenses, les routes sans issue, les
joueurs de hockey et les festins de morue. Il part à la rencontre
de tous ceux qui conspirent contre la nuit par des pratiques rituelles
: le sport, la danse, les voyages en cargo...
Design : Le téléphone
en bakélite
Reportage de Danielle Schirman (24min)

Le téléphone, inventé en 1876, abolit les distances
et le temps, et met le monde à portée de voix.
En 1930, la société suédoise Ericsson, charge l'artiste
norvégien Jean Heiberg de concevoir la forme du premier téléphone
en bakélite en prévision de la fabrication en masse d'un
outil de communication jusque là réservé à
une clientèle fortunée.
Peintre et sculpteur de renom, Jean Heiberg s'inspire du cubisme pour
créer le prototype en plâtre du sculptural DBH1001, dont
la forme compacte pour la première fois le boîtier et le
combiné. Ce téléphone influencera jusque dans les
années cinquante l'esthétique des téléphones
noirs, standardisés par des sociétés nationales ayant
chacune le monopole dans leur pays.
Tracks : Sami musik
Magazine musical de Jean-Marc Barbieux et David Combe (8min)
Tracks est parti à la rencontre
des Sames (autrefois on disait les Lapons) dans la toundra norvégienne.
Leur arme : le joik,
un chant incantatoire chamanique longtemps interdit par les colons chrétiens.
Aujourd’hui mélangé à la pop, au rock et à
l’éléctro, il est devenu le symbole d’une communauté
qui, tout en ayant adopté un mode de vie moderne, résiste
à l’assimilation. À Kautokeino, les Sames de Norvège,
de Suède, de Finlande et de Russie se réunissent à
Pâques pour leur festival annuel.
Contact
Reportage de Jean-Pierre Krief (13min)

Née en 1955, Roni Horn vit et travaille à New York. Son
itinéraire vers la photographie est celui d'une initiation peu
commune. Il prend sa source dans le dessin, explore la sculpture, interroge
l'écriture, puis revient à l'essentiel : la grammaire subtile
des signes et des images. L'Islande est son sujet de prédilection,
le lieu privilégié de sa relation au monde, mais aussi la
métaphore de son oeuvre : la vie est faite de cycles où
se répondent le temps, la nature, la mort, le visible et l'invisible…
La célèbre série " You are the weather "
présente cent prises de vues d'une femme immergée jusqu'aux
épaules dans des bassins naturels, visage cadré en gros
plan. Dans chaque cas, le contexte aquatique est différent, à
peine visible dans les pourtours de l'image. Le plus petit changement
(un léger froncement de sourcil, une gouttelette de sueur près
des lèvres, une mèche de cheveu défaite) devient
l'indice de l'intensité avec laquelle l'intimité du sujet
est touchée. Cette mise en évidence de l'importance des
moindres signes établit une sorte de topographie des liens secrets
qui unissent l'être humain et le milieu naturel. « Ellipsis
» propose 64 photographies en noir et blanc d'un vestiaire d'une
piscine de Reykjavik assemblées en une seule image selon un principe
de structure labyrinthique.
Date : samedi
26 novembre de 10h00 à 12h00.
Lieu : Café des images,
Hérouville Saint-Clair. Entrée libre.
À 10h, un petit-déjeuner nordique sera offert aux spectateurs.
À 10h30, diffusion des documentaires.
CONCERTS
=> Officium de Jan Garbarek et l’Ensemble
Hilliard
Après un passage triomphal en 1996
aux Boréales, Jan Garbarek revient à Caen accompagné
de l’Ensemble Hilliard pour nous proposer un programme de musique
religieuse du Moyen Âge et de la Renaissance. Les improvisations
du saxophoniste de jazz norvégien se mêlent indiciblement
aux voix du quatuor anglais. Assurément, un temps fort de ces Boréales
2005.

Officium
est née de la volonté de réunir deux événements
historiques, le jazz et la polyphonie, eux-mêmes points de départ
de deux des idées les plus importantes de la musique occidentale
: l’improvisation et la composition.
Toute la difficulté de cette rencontre repose sur le caractère
aléatoire des chant moyenâgeux à partir desquels l’Ensemble
Hilliard a travaillé. Sans forme écrite, sans règles
musicales, l’interprétation de ces chants est aujourd’hui
laissée à la seule intuition des voix du quatuor anglais
pour une collaboration intemporelle.
| Jan Garbarek |

Composition :
The Hilliard Ensemble :
David James, contre-ténor
Rogers Covey-Crump, ténor
John Potter, ténor
Gordon Jones, baryton
Jan Garbarek,
saxophone ténor
et soprano |
Jan Garbarek est né en
1947 en Norvège. Dans les années soixante, sous l’influence
de Coltrane, il s’initie progressivement aux musiques non occidentales.
Garbarek suit Coltrane dans ses différentes approches et s’enthousiasme
tour à tour pour Pharoah Sanders, Albert Ayler mais aussi Dexter
Gordon et Don Sherry. C’est le compositeur et pianiste George
Russell, rencontre déterminante pour Garbarek, qui le révèle
pour la première fois au public.
En 1970, Garbarek enregistre Afric
Pepperbird dans les studios d’ECM Records. Ce premier
album porte le saxophoniste et les autres membres du groupe sur le
devant de la scène internationale. Au fil des albums, Garbarek
dépasse l’influence première de Coltrane pour
s’approprier progressivement la musique folk norvégienne,
source d’inspiration pour les années à venir.
De son association avec Keith Jarrett en 1974, Garbarek en ressort
deux albums, Belonging et
Luminescence, et de nouvelles
ouvertures vers une musique plus lumineuse. Parallèlement,
il assure la codirection du Jan Garbarek-Bobo Stenson quartet qui
enregistre deux albums dans une musique largement ouverte sur l’extérieur.
Malgré la notoriété acquise par le quartet, Garbarek
se retranche vers une musique plus intimiste. Sur une vingtaine d’années,
il compose une trilogie, travail d’exploration sur différents
aspects de la Norvège, avec des rencontres étonnantes
comme celle avec Nana Vasconselos, percussionniste brésilien.
En 1990, il poursuit ce travail en s’associant au tunisien Anouar
Brahen, virtuose du oud et à l’Ensemble Hilliard, groupe
vocal anglais. Après une longue absence, Jan Garbarek entouré
du batteur Manu Katché et du violoniste Kim Kashkashian a publié
fin 2004 un nouvel album, In praise
of dreams, où la musique folk croise avec une impressionnante
limpidité quelques sons électroniques. |
En collaboration avec le théâtre de Caen.
Date : mardi 22 novembre
à 20h00.
Lieu : Abbatiale Saint
Etienne, Caen.
Tarifs : de 11€ à
23€. |
=> Concert de Bjørn Berge
Après un passage renversant aux Transmusicales
de Rennes en 2004 et au festival Jazz sous les pommiers en 2005,
Bjørn Berge vient répandre sur la scène du BBC son
delta blues et sa voix éraillée. Un homme-orchestre hors pair
pour un concert qui s’annonce époustouflant.

À 36 ans, Bjørn Berge a délaissé
les plates-formes pétrolières, les mauvais hôtels et
les sandwichs engloutis dans le roulis pour distiller sa voix rocailleuse
lors des festivals européens les plus en vue. Seul sur scène
avec sa guitare acoustique douze cordes, ce chanteur norvégien essaime
un blues rythmé dans lequel il injecte savamment quelques doses de
rock, de pop, de funk et parfois même de hip-hop. Bjørn Berge
laisse entendre quelques-unes de ses références en interprétant
des morceaux de Robert Johnson, d’Elmore James ou encore de Son House,
son idole. Mais ce « sorcier de la musique », comme l’ont
surnommé certains, étonne aussi par ses reprises dopées
et accélérées de Franck Zappa, de Motörhead ou
encore des Red Hot Chili Peppers. Sa maîtrise de la slide
guitar fait de frottements et de vibrations
impressionne et en fait un orchestre à lui seul. D’une insatiable
curiosité musicale, Bjørn Berge élargit la définition
du blues en proposant un son moderne et urbain sans jamais en trahir les
origines.
Récompensé par deux Norvegian
Grammy awards, il est l’un des
artistes norvégiens contemporains les plus encensés par la
critique et les spectateurs français.
Date :
mercredi 23 novembre à 20h.
Lieu :
Big Band Café, Hérouville Saint-Clair.
Tarifs :
de 8 € à 15 €. (Rens. au 02 31 53 93 25)
=> Ciné-concert L’Homme à
la caméra de Dziga Vertov par Biosphere et Mental Overdrive
(Geir Jenssen et Per Martinsen) - première
française
Biosphere alias Geir Jenssen revient
après un concert très remarqué lors des Boréales
Digitales en 2003. Accompagné de Per Martinsen, le compositeur
norvégien sera présent lors d’un ciné-concert,
né de la rencontre intemporelle avec Dziga Vertov, cinéaste
russe avant-gardiste du début du siècle. Un ciné-concert
événement en clôture de ces XIVe Boréales.

En 1996 le
festival international du film de Tromsø projette L’Homme
à la Caméra
de Dziga Vertov. À cette occasion et à partir des instructions
musicales laissées par le réalisateur, Geir Jenssen s’entoure
de Per Martinsen pour composer et jouer en public la bande-son de ce film
muet, sept titres aux ambiances électroniques sereines et saisissantes,
sortis depuis sur le label anglais Touch..
La sortie de L’Homme
à la Caméra
en 1929 témoigne d’une révolution cinématographique
qui va très largement dépasser les frontières de
l’URSS. Dans ce film muet Dziga Vertov reprend les théories
avant-gardistes du « Ciné-Œil » qu’il a
lui-même élaborées. Il explore le montage non narratif
à travers la multiplicité des prises de vues, la complexité
du montage et des opérations techniques (ralentis, accélérés,
découpages de l’écran…). Dziga Vertov entend
montrer toutes les possibilités qu’offre l’outil-caméra
en filmant une journée à Saint-Pétersbourg : la vie
d’une ville communiste, l’intimité des habitants…
La bande originale composée par Biosphere nous fait non seulement
entendre les sonorités minimales, abstraites et complexes du maître
norvégien mais elle reste aussi fidèle aux exigences cinématographiques
de Vertov pour qui « le cinéma est l’art d’organiser
les mouvements nécessaires dans le temps et dans l’espace
jusqu’à obtenir un rythme artistique global ».
www.biosphere.no
« Dziga Vertov a réalisé
un film-manifeste
dont la modernité et l'audace n'ont jamais
cessé de nourrir le cinéma. »
ARTE
Date : samedi
26 novembre à 20h30.
Lieu : Café des Images,
Hérouville Saint-Clair.
Tarifs : 5,50€. Réservations
possibles trois semaines à l'avance auprès du cinéma.
Nombre de places limité. (rens. et réservation au 02 31
45 34 70).
ART CONTEMPORAIN
=> Installation Autonomic High
(the things I can’t control, no matter how I try) de Børre
Sæthre

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PLUS DE PHOTOS
Børre Sæthre est né
en 1967 à Oslo. Il vit et travaille entre New York, Berlin et Oslo.
Présent en 2004 à l’École des beaux-arts de
Toulouse lors du Printemps de Septembre, il est cette année
invité, par Les Boréales, à investir le
FRAC de Basse-Normandie. Une exposition-mise en scène qu’on
attend aussi étrange que fascinante.
De prime abord, les espaces conçus
par Børre Sæthre se révèlent épurés
et peuvent apparaître comme austères. Mais il n’en
est rien. Les installations de cet artiste norvégien foisonnent
de confessions, de secrets et de fantaisies cachées propres à
surprendre et à intriguer le visiteur. Utilisant les registres
du sexe, de la science-fiction et du désastre, Børre Sæthre
mêle sculptures environnementales, jeux de lumières, ambiances
sonores et animations vidéos pour créer un univers luxueux,
proche du rêve, aux allures futuristes. Entre anticipation et psychédélisme,
ces espaces oniriques immergent le spectateur dans un intérieur
à priori imperméable.
« Les installations du
norvégien Børre Sæthre nous immergent dans l’univers
du rêve, dans les profondeurs de la sensation physique et nous donnent
un vrai plaisir sensoriel. »
L’Humanité
« Børre Sæthre
met en scène des environnements oniriques qui constituent une expérience
de luxe cinématique inoubliable. D’abord austères,
ses espaces, qui se révèlent emplis de fantaisies cachées
(sculptures environnementales, jeux de lumières, ambiances sonores
et animations « film ») recouvrent confessions, secrets et
un voyage voyeuriste à l’intérieur d’un univers
apparemment imperméable. Ses « lounges » de relaxation
et modules de bureau, sans valeur ajoutée apparente, sont perturbés
par des détails iconoclastes, en rupture avec la topographie stylisée
de l’expérience médiatique. »
Lia Gangitano, catalogue Art
at the turn of the Rue de Seine et la Rue de l’Échaudé,
Paris, Galerie Loevenbruck, 2002.
Dates : Du 23
novembre 2005 au 15 janvier 2006.
Inauguration le mardi 22 novembre à 18h30.
Ouvert tous les jours de 14h à 18h sauf les 24, 25, 31 décembre
et 1er janvier.
Lieu : FRAC Basse-Normandie,
Caen. Entrée libre.
PHOTOGRAPHIE
=> Identité de Rune Johansen

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PLUS DE PHOTOS
Après une exposition au Musée
d’Art de Trondheim en avril 2005, Rune Johansen est pendant plus
d’un mois l’invité des Boréales pour
une exposition au Musée de Normandie : le temps de s’arrêter
pour contempler ces visages nordiques photographiés sans autre
artifice que celui du quotidien pris sur l’instant. Le photographe
norvégien nous livre ici un documentaire contemporain sur la culture
populaire norvégienne.
Identité
est une exposition qui reflète sans détour ni emphase l’ambition
du photographe norvégien. Ces quinze dernières années,
Rune Johansen s’est nourri du territoire de son enfance, le nord
de la Norvège, pour photographier les paysages mais surtout les
portraits et les intérieurs des habitants de ces contrées
lointaines. À travers un large choix de photographies, il expose
l’environnement quotidien de gens ordinaires sans modifier en aucune
manière leur identité. Son regard permet à ces hommes
et ces femmes de franchir les frontières de leur quotidien, laissant
le spectateur pénétrer leur intimité. Johansen réussit
à immortaliser les paysages du Nord et les sourires de ces habitants
sans toutefois en donner une image figée. Loin des clichés,
Rune Johansen photographie sa tante, ses voisins et dévoile, entre
sobriété et ironie, une réalité norvégienne
singulière.
Rune Johansen est né en 1957 à Bodø dans le Nordland,
province du Nord de la Norvège. Autodidacte, il commence la photographie
en 1976 et réalise sa première exposition en 1990. Depuis
ses photos sont exposées en Norvège comme à l’étranger.
Il vit aujourd’hui entre Oslo et Steigen.
www.runejohansen.com
Dates
: du 19 novembre au 31 décembre.
Inauguration le 19 novembre à 10h30.
Lieu : Musée de Normandie,
Caen. Entrée libre.
=>
Psychasthenic City de Knut Åsdam

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PLUS DE PHOTOS
Invité des Boréales,
Knut Åsdam vient présenter plusieurs séries de photographies
au Musée des beaux-arts de Caen. L’occasion de se confronter
au travail de ce photographe norvégien exposé, notamment,
à la Tate Britain de Londres et à la Biennale de Venise
où il a représenté la Norvège en 1999.
Knut Åsdam utilise différents
supports comme le film, la vidéo ou encore la photographie et l’architecture
pour travailler sur la politique de l’espace et les limites de la
subjectivité. Cherchant à définir la place et le
rapport des hommes dans une architecture urbaine en constante mutation,
il tente d’analyser l’espace et de le comprendre en termes
d’usage, de désir et d’histoire. Ses photographies
s’attachent ainsi à retranscrire l’impact de l’environnement
urbain sur la liberté individuelle et la communauté.
La série Psychasthenia
10 reprend notamment le processus
des caméras de surveillance, capturant une série de clichés
représentant un bâtiment en pleine nuit. En lieu et place
d’une présence humaine, ce sont les immeubles qui semblent
s’élever comme des corps au milieu de la nuit, élément
favorable à la subjectivité que recherche le photographe
norvégien. De même, dans les séries scènes
1, scènes 3 et scènes 4,
Knut Åsdam ne s’intéresse pas aux lieux comme espace
formel mais montre deux femmes et leur relation aux autres dans des espaces
qui sont parfois eux-mêmes en mutation. Ces photographies délaissent
les points de vue architectural ou économique et s’intéressent
aux lieux comme espace de vie, comme dynamique sociale où se mêlent
la lutte et la subjectivité des corps qui s’y croisent.
www.knutasdam.net
Dates : du 19
novembre 2005 au 15 janvier 2006.
Inauguration le 19 novembre à 11h00.
Lieu : Musée des beaux-arts,
Caen. Entrée libre.
DESIGN
=> Norway Says : liquid breaks

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PLUS DE PHOTOS
Depuis sa création en 1999, le collectif
de cinq designers norvégien Norway says a multiplié
les expositions internationales, de Milan à Londres jusqu’à
New York en 2002. Fort d’un succès international, leur travail
sera présenté à l’Artothèque de Caen,
du 19 novembre au 17 décembre.
Norway says est un collectif de designers
et d’architectes d’intérieur créé en
1999 par de jeunes étudiants fraîchement diplômés
des Écoles nationales des métiers d’art et du design
d’Oslo et de Bergen. Un an après sa création, Norway
says est présent à la très réputée
Foire du meuble de Milan, l’une des expositions de design contemporain
les plus importantes d’Europe. Audacieuses et élégantes,
leurs créations reçoivent l’attention toute particulière
du public qui est non seulement sensible à l’utilisation
faite des matériaux et techniques inhérents au design scandinave
mais surtout à l’approche tournée vers le futur que
ces jeunes designers
en font. Conscients des besoins et de l’attente considérable
du public norvégien, Norway says considère avant tout que
« le design
a pour fonction essentielle de fabriquer de beaux produits pour tous les
jours ». Dans leur catalogue, les prototypes côtoient
les pièces de série et quelques-uns d’entre eux se
sont même essayé à la réalisation d’un
baladeur MP3, l’Asono Mica, dont le design
a séduit à l’unanimité la presse internationale.
Norway says arrive à détourner habilement sans la renier
la tradition du design scandinave basé sur la simplicité,
le fonctionnel et le matériau en proposant des créations
empreintes de légèreté, sans prétention, dénuées
de sérieux s’intégrant parfaitement dans une atmosphère
« cool » proche de la musique électronique
du groupe Røyksopp.
Lors de sa création, Norway says a bénéficié
d’un soutien public dans un contexte où le gouvernement souhaitait
promouvoir le design
norvégien, longtemps resté en retrait à l’étranger.
Aujourd’hui, le gouvernement norvégien est témoin
d’un optimisme montant chez les jeunes designers talentueux tournés
vers l’extérieur. Le succès et la reconnaissance internationaux
de Norway says et d’autres créateurs leur permettent d’être
fabriqués à l’étranger (au Danemark, au Canada,
en Italie…) et de s’imposer aux côtés de leurs
voisins scandinaves.
L’exposition se clôturera le samedi 17 décembre par
une braderie des objets exposés qui pourront alors être achetés
par les spectateurs.
www.norwaysays.com
Commissaire invité :
Anthony van den Bossche
Anthony van den Bossche est journaliste.
Outre ses fonctions de chroniqueur design
sur la chaîne Pink TV (câble et satellite), il écrit
de nombreuses chroniques design
pour les magazines Nova mag et View on colour ainsi que pour le Figaro.
Concepteur du site www.resetdesign.com,
il est aussi le concepteur / rédacteur en chef du magazine "Paris
design" sur la chaîne Paris Première (câble et
satellite).
Anthony van den Bossche est membre du comité d'acquisition du Fond
National d'Art Contemporain, département design.
Dates : du
19 novembre au 17 décembre 2005.
Inauguration le samedi 19 novembre 2005 à 18h30.
Braderie des objets exposés le 17 décembre 2005.
Lieu : Artothèque,
Caen. Entrée libre.
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